‹ Des origines du premier duché d'AquitaineChapitre 101 sur 158 · Janvier, t. I. p. 1074 (note · texte numérisé non relu

Janvier, t. I. p. 1074 (note

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bien remarqué; ainsi, il y avait déjà à Lyon, dans les premières années du viif siècle, un archevêque et un duc des Burgondes qui se disputaient, sans aucun souci du pouvoir central, le commandement de cette grande cité. Lequel des deux était subordonné à l'autre? En faisant commettre à l'hagiographe une faute de grammaire (l'emploi transposé de hitnc et de illum)^ nous avons supposé que c'était le duc des Burgondes, héritier peut-être de l'antique patriciat, qui faisait le tyran ; si l'on n'admet pas qu'un moine du moyen-âge ait pu brouiller les pronoms, le sens du passage devient encore plus curieux : c^est alors l'archevêque qui est le tyran, et le duc des Burgondes, le chef laïque, qui se débat sous lui. Dans tous les cas, c'est seulement au commencement du viii*^ siècle, nous le voyons clairement, que Lyon échappe défoiitivement à l'empire franc ^ pour rester isolé, impuissant, livré à des agitations sté-, riles, jusqu'au jour où Charles-Martel y rentrera victorieux ^

En rapprochant ce fait des dates que nous avons rassemblées plus haut, il nous semble que c'est seulement au viii^ siècle que les diocèses gallo-romains de la rive gauche de la Loire ont été annexés au duché de Toulouse, à l'état militaire qui avait son siège dans le bassin de la Garonne.

Par quels moyens? par transaction ou par' la force des armes? Pour le Berry, au moins, nous pouvons dire qu'il fut conquis. La légende des miracles de saint Austrégisile ^, mal comprise jusqu'ici, ce nous semble, va nous fournir sur cet événement quelques détails ,

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