Bouq., II
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cepto... ^ ». Enfin, quand Bonitus, après onze ans de ministère, las du monde, veut se démettre (699) pour aller s'ensevelir dans la retraite à Manglieu, il choisit lui-même son successeur, le patricien Nordbert « genealogiœ nobilis apice clarum Nordobertum... », mais il a soin, comme avait tait Avitus, de solliciter le consentement du souverain ; comme Avitus, il envoie au chef de l'Etat franc, « ad principem regni », (le nom du roi régnant disparaît déjà), une ambassade spéciale, conduite par l'archidiacre Gautin. Assurément les évoques semblent bien être alors les vrais gouverneurs de l'Arvernie (nous avons montré ailleurs, p. 105, combien les termes de la requête de Bonitus sont explicites à cet égard), mais après tout c'est aux bords de la Seine, non aux bords de la Garonne, qu'ils envoient demander rinvestiture du souverain.
En Berry, le roi neustrien Ghildebert III fait encore, à Tannée 695, acte de souveraineté effective (v. plus haut, p. 63) 2.
Ainsi les traces extrêmes de la domination franque au delà de la Loire, dans l'Aquitaine gallo-romaine, sont : 689 pour le Poitou, 695 pour le Berry, 699 pour l'Auvergne, toujours la dernière, semble-t-il, à se résigner aux nouveaux maîtres.
Après, plus rien. G'est donc après qu'il faut chercher quand et comment le duché de Toulouse, qui vers 674 occupait probablement tout le bassin de la Garonne et le massif central du Limousin, s'annexa enfin les trois diocèses gallo-romains qui confinaient à la Loire (v. noteXLIl).