Frngm. auct. incerti, ap. Bouq.. III
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état du nord sur lequel les entreprises des ducs austrasiens devaient faire peser de lourdes charges guerrières, et cet état du midi que sa situation géographique semblait destiner à une paix profonde, — ■ Poitevins et Arvernes durent entrer dans le second sans trop de répugnance, il nous semble.
2° Pépin lui-même regarda constamment (sauf une vague apparition en Berry, v. p. 172-175) du côté du Rhin, où grondait une nouvelle invasion germanique, non du côté de la Loire, où on ne songeait probablement qu'à vivre sans lui, où on ne menaçait pas du moins l'existence même de son état, où les provinces qui allaient lui échapper étaient comme perdues d'avance. M. Henri Martin, qui a vu bien plus clair que M. Fauriel dans toute cette histoire, qui a pressenti sur plus d'un point les conclusions auxquelles une étude attentive nous amène, explique très simplement Tindifférence de Pépin vis-à-vis de la Gaule méridionale : le pouvoir administratif inamovible, et par suite les impôts, les biens de la couronne, « tout le domaine utile », ayant été usurpé par l'aristocratie laïque ou ecclésiastique, Pépin n'aurait eu à gagner, de ce côté-là, qu'une souveraineté sans profit ^. Or, presque toutes les guerres offensives de ces temps se font pour mettre la main sur des trésors, des revenus, des domaines, il suffit pour s'en convaincre de parcourir Frédégaire et ses continuateurs. Nous avons dit ailleurs (p. 78) qu'en retournant la France contre la Germanie, Pépin lui rendit ses vertus et en refit une nation ; mais cette politique hardie n'en eut pas moins pour résultat l'abandon systématique et presque définitif de la Gaule méridionale,
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TROISIEME SECTION
LE DUCHÉ d'aquitaine EST RECONNU FAR LES FRANCS
TROISIEME SECTION
LE DUCHÉ d'aquitaine EST RECONNU PAT. LES FRANCS