‹ Des origines du premier duché d'AquitaineChapitre 114 sur 158 · V. how^won, passim · texte numérisé non relu

V. how^won, passim

4. Bouq., II, 719. Néanmoins, selon le P. Pagi (ad ann. 755, n. 23), Uzès en 752 aurait été de nouveau un évêché septimanien.

TI50ISIKMK SiUTlON 191

corrcspondaienl également aux provinces romaines du m*" siècle ^ ;

2° Les limites des cités n'avaient pas changé du m'' au vu"" siècle et elles servaient presque toujours de base (sauf exceptions constatées) aux arrangements tacites ou formels des princes qui se partageaient la Gaule.

Gela admis, transportons-nous au nord, à l'embouchure de la Loire.

On ne peut guère douter que le Poitou ne fît partie du duché d'Aquitaine ; en 744, il était à Hunald, le successeur d'Eudes ^ ; mais sa limite septentrionale ne s'arrêtait pas, comme aujourd'hui, à une certaine distance de la Loire; elle bordait le fleuve, depuis la mer jusqu'au confluent du Layon; ce n'est qu'au ix^ siècle que le diocèse de Nantes s'est annexé une bande de territoire au sud du fleuve ^^

Le Berry appartenait aussi à Eudes, nous l'avons vu plus haut (p. 175). Mais l'Anjou, le pays de Raganfrid ; Tours, l'antique boulevard des Francs ; Orléans, la cité où commandait saint Eucher, restaient en dehors de l'Aquitaine. Pour tracer de ce côté la limite des possessions d'Eudes, depuis le confluent du Layon jusqu'à Saint-Gondon (en face de Gien), — il suffira de regarder sur la carte la limite qui séparait la troisième et la quatrième Lyonnaise de la première et de la deuxième Aquitaine ; ou, si l'on aime mieux, celle qui séparait les provinces ecclésiastiques de Tours et de Sens des provinces ecclésiastiques de Bourges et de Bordeaux. 11

1. Nous disons iii<^ et non iv''. V. Desjardins [(Géographie de la Gaule d'ajprès la Table dePeutlnger), p. liv de rintroduction.

2. Ann. Mettenses, ad ann. 744. Cfr. Annales Laurissenses majores, annales Einhardi, ad ann. 742.

3. D'Anville.. notice de l'ancienne GaulC; [). 510; — Longnon, }>. 471.

102 LINJU', DKLXIÈMK

faut remarquer toutefois que les Aquitains avaient un peu entamé ces limites, qu'en 742 ils occupaient Loches, bien que sis dans le diocèse de Tours ^ et peut-être, en 760, Doué, dans le diocèse d'Angers -.

A l'est, de Saint-Gondon aux monts de la Madeleine, les limites de l'Aquitaine devaient être celles même du Berry et de l'Auvergne, des anciens diocèses de Bourges et de Glermont, — c'est-à-dire la Loire, puis l'Allier jusqu'au confluent de la Sioule, puis une ligne artificielle du confluent de la Sioule à l'extrémité des monts de la Madeleine. Nous ne voyons pas, en effet, que les diocèses limitrophes d'Auxerre, de Nevers et d'Autun aient, à aucun moment, à aucun titre, dépendu de l'Aquitaine. Nous ignorons sur quoi M. Fauriel se fonde pour dire ^ qu'Eudes possédait le Nivernais. Tout ce que nous savons de Nevers, c'est que Pépin, en 761 et en 763, en fit sa base d'opérations contre l'Aquitaine. Donc cette ville était aux Francs, et on ne voit nulle part qu'ils l'eussent prise aux Aquitains.

Jusqu'ici, notre travail a été très simple, et nos conclusions, qui concordent de tout point avec la carte de Spruner-Menke ^, sont celles de tous les historiens (sauf M. Fauriel pour Nevers.) Mais, des monts de la Madeleine à la Septimanie, nous allons nous heurter à une opinion mise en avant par les Bénédictins qui ont écrit V Histoire de Languedoc, reproduite par M. Fauriel, acceptée en partie par M. Henri Martin.

1. Annales Laurissenses majores, annales Einliardi (Angilberti) ad ann. Ï42.

Page 1