Voy. Œl.sner, Kœnig' Pippi
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iiiinuiil supérieures à celles du vainqueur de Vouillé, ait eu besoin, pour remettre l'Aquitaine sous le jou^, de
neuf années, de neuf expéditions laborieuses ^ ? On
dira que le clergé du midi conspirait pour Clovis, que la Gaule méridionale, entre les Wisigoths et les Francs, resta à peu près indifférente - ; ces raisons ont leur poids; mais, en somme, nous n'apercevons pas d'esprit national en Aquitaine au commencement du vi'' siècle, et nous en trouvons au viii'' des marques irrécusables. D'oii vient cette différence?... Pour nous, il nous semble que l'union des Wascons et des Aquitains en un même état, réalisée un instant en 630, rétablie vers 660 (v. p. 110-117 notre hypothèse sur la nature de cette alliance), a introduit dans la Gaule méridionale un élément militaire qui n'y était pas au vi° siècle ; c'est à cette cause que les populations d'outre-Loire, si longtemps déshabituées des combats par la longue paix romaine (au \f siècle leurs misérables milices étaient presque toujours battues), ont dû dès lors une certaine cohésion politique qui devint, après douze ans de luttes contre les Arabes, d'épreuves traversées en commun, de victoires remportées, de revers essuyés pour la défense du sol, une nationalité véritable.
Comparez la Burgondie et l'Aquitaine : dans les deux pays, au cours du vii"" siècle, les mêmes phénomènes de désorganisation administrative se produisent et amènent d'abord les mêmes résultats : seulement, la Burgondie, où nous n'apercevons pas une force militaire permanente et conquérante, un ferment guerrier, si l'on peut parler ainsi, s'émiette en diverses « tyrannies » locales