‹ Des origines du premier duché d'AquitaineChapitre 133 sur 158 · Long-non, p. 124, note · texte numérisé non relu

Long-non, p. 124, note

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16s Garibert : 1(3 fils de Glotaire I", qui régna de 561 à 567, et le fils de Glotaire II, qui nous occupe en ce moment. S'il est vrai, comme l'assure M. Anatole de BaN Ihélemy, cité par M. Longnon, « qu'aucune monnaie mérovingienne en or, frappée dans le midi, antérieurement au règne de Ghildebert (575-596), ne porte de nom de roi » , les t?'icns de Bannassac doivent être nécessairement attribués à notre Garibert. Il résulte de là que le Gévaudan, et par suite tout le pays entre le Gévandan et Toulouse (c'est-à-dire l'Albigeois et le Rouergue) lui auraient appartenu... Gomment concilier cette conclusion avec le texte de Frédégaire? Nous nous bornons à signaler la difficulté, et ne voyons auctitl moyen de la résoudre.

M. Fauriel énumère, parmi les pays méridionaux restés en dehors du royaume de Garibert, « le Gévaudan, le RouerguOj l'Albigeois et peut-être le Gahorsin ^ » Gette supposition pour le Gahorsin est inexplicable, devant le texte de Frédégaire. Quant à celle qui concerne les trois autres territoires, plausible en elle-même, elle tomberait, si c'est à notre Garibert que les triûns de Bannassac doivent être attribués.

Note X, p. 36.

Dans tout ceCi^ il n'est pas question de Bordeaux. Le silence de tous les documents du vii*" et du commencement du VIII ° siècle sur cette ville est unfe énigme. Lantique résidence d'Euric disparaît presque de l'histoire. Dès 600, on ne trouve plus trace de sds évêques,

saur lors du concile tenu dans son diocèse, ù Castres- Gironde, entre 670 et 673. Joignez à cela l'inscription de Mommolenus, de l'an 643 (v. p. 241), et vous aurez tout ce que nous savons de Bordeaux jusqu'à son incendie par les Arabes en 731 .

Note XI, p. 39.

Quels impôts? les mênries, sans doute, que percevaient les rois francs aux bords de la Seine et de la Moselle. C'étaient :

1"" Les dons volontaires offerts aux rois dans les grandes circonstances (Waitz, II, 499);

2"" Les tributs des peuples soumis (Waitz, II, 502 et sqq.). Par exemple, le tribut imposé aux Wascons en 602 (v. plus haut, p. 21-22); s'il était encore payé, il dut nécessairement revenir à Garibert;

S*" L'impôt foncier sur la propriété romaine ou franque, toutes les fois qu'elle ne reposait pas sur une donation royale et ne jouissait pas par là de l'immunité. Impôt proportionnel, suivant M. Fustel de Coulanges (p. 503), mais devenu bientôt fixe, selon Waitz (H, 520-521) ;

4° L'impôt par tête, portant sur les non-propriétaires et que les rois francs tentèrent plusieurs fois d'étendre à tous leurs sujets (Lobell, 165);

5^ L'argent des amendes (Waitz, II, 535), la part du butin de guerre [ibid.y 543), etc. ;

6" Les douanes et péages (Fustel de Coulanges, p. 501 ; Waitz, II, 549, 552, etc.);

7*" La régale des monnaies (Waitz, 11^ 553). Nous sa-

vons que Garibert ne négligea pas cette source de revenus.

Nous n'ajoutons à cette liste ni les corvées et travaux pour l'entretien des routes, ni le droit de gîte avec tous ses abus (v. Fustel de Goulanges, p. 501-502), parce que nous considérons ici moins les charges qui pesaient sur les populations que les sources où le trésor royal s'alimentait.

V. sur cette question des impôts mérovingiens un article important de M. Fustel de Goulanges dans la Revue des Deux-Mondes, février 1878. L'impôt foncier disparut presque au vn* siècle, sinon en droit, du moins en fait, sans doute dans cette période de désorganisation administrative qui commence après le règne de Dagobert. Mais nous pouvons présumer qu'à l'époque oij nous nous plaçons (en 628) on n'en était pas encore là.

Note XII, p. 44.

Les Toulousains ne durent pas traverser les Pyrénées occidentales, bien que la route du Somport fût pour eux la plus directe (350 kil. à vol d'oiseau de Toulouse à Saragosse par Elloro et Jacca), car ces routes, pratiquées jadis par les Romains, devaient être alors, non pas impraticables, mais fermées, étant aux mains des Wascons; de 542 à 731, nous ne voyons pas trace d'une armée, d'une ambassade, d'un cortège quelconque ayant passé par là.

Restent les Pyrénées centrales et les Pyrénées orientales; M. Fauriel se prononce pour celles-là; mais comment les Pyrénées centrales auraient-elles été abor-

dables pour une armée au vif siècle, alors qu'elles ne le seraient pas de nos jours? Le port de Venasque et les ports voisins devaient être ce qu'ils sont encore, des sentiers. Il faut aller jusqu'au col de Puymorens, qui dut être suivi de bonne heure, et aux autres cols des Pyrénées orientales, qui étaient fort pratiqués et que les Wisigoths, maîtres des deux versants de la montagne, ouvrirent nécessairement à leurs alliés. C'est vers ces derniers passages que les contingents burgondes ont dû marcher (par la via Domitia), et c'est par le col de Puymorens, plus voisin de Toulouse, que l'avant-garde toulousaine a dû descendre dans la vallée de la Sègre (400 kil. à vol d'oiseau de Toulouse à Saragosse par Hospitalet et Lérida).

Nous venons de dire que le col de Puymorens dut être suivi de bonne heure : en effet, la première localité que rencontre sur cette route le voyageur qui pénètre d'Espagne en France s'appelle Hospitalet. Or, M. Guigue, dans une étude profondément originale, (Les voies antiques, etc., p. 80) a montré que la situation des hôpitaux au moyen-âge révèle le parcours des grandes voies antiques.

Note XIII, p. 45.

On voit que les successeurs de Clovis pratiquaient déjà le système militaire régional qui sera plus tard régularisé par Charlemagne. Pour chaque expédition, on appelait les guerriers du royaume ou du territoire le plus voisin du théâtre de la guerre ^ On n'envoyait pas

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