III
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été ruiné par l'amende que la loi impose aux parents (et aux collègues? ) de la victime, s'ils ont été complices de sa mort ou ne l'ont pas vengée : « unde post Ebracharius mulctam, quam lex parentibus interfecti solvendam esse prœcepit, reddere coactus, ad inopicï3 malum devolutus est. »
Q,uant à la charte, souvent citée, d'après laquelle Dagobert aurait donné à l'église de Saint-Denis les domaines confisqués sur les fils de Sadragisile, donation que Glovis II aurait confirmée en 644, M. Pardessus en démontre sans peine la complète fausseté ^ Il ne nous reste donc vraiment, sur Sadragisile, que l'autorité des Gesta Dagoberti, qui n'est pas grande (commencement du ix*" siècle) ; il est évident qu'Aimoin (IV, 28), Adhémar de Ghabannes, etc., n'ont fait que les copier ;
3"* Barontus. — Nous avons déjà présenté cet honnête fonctionnaire. Pour qu'on Fait chargé de conduire en Neustrie les trésors de Toulouse, il faut ou qu'il commandât dès lors aux environs de cette ville, ou que Dagobert, en la recouvrant, l'en eût nommé duc, ce qui est le plus vraisemblable. Pour avoir volé le roi, tomba-t-il dans une disgrâce passagère? On le croirait, en voyant quelques mois après les milices toulousaines conduites en Espagne non par Barontus, mais par deux chefs, Abundantius et Venerandus, deux comtes selon nous (v. note XIII, p. 230), que la défiance légitime du roi franc aurait substitués à un duc unique, trop peu sûr. Mais cela ne dura pas, puisqu'en 635 Barontus commandait un des corps de l'armée bur-