‹ Des origines du premier duché d'AquitaineChapitre 15 sur 158 · Ibid., ch. IV · texte numérisé non relu

Ibid., ch. IV

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de Waïfre. Sans doute les Wascons, de plus en plus nombreux au nord des Pyrénées, ne se confondront pas avec les Gallo-Romains dont la Garonne les sépare; les chroniqueurs francs eux-mêmes sauront les distinguer : « Wascones qui ultra Garonnam commorantur, qui antiquitus vocati sunt Vaceti ^ » — « Wascones, qui ultra Garonnam commorantur ^. » — Ils paraissent avoir gardé jusqu'au bout une sorte d'indépendance; ils seront pour Waïfre des alliés, des confédérés plutôt que des sujets et sauront traiter séparément avec l'ennemi victorieux ^, Mais après tout, pendant un siècle entier, ils combattront pour le duché d'Aquitaine, lui fourniront ses meilleures troupes, ses plus solides garnisons. C'est à cette constante alliance que la Gaule méridionale, qui n'avait eu jusqu'alors que les milices des cités, si insuffisantes, si mal organisées, si régulièrement battues^, devra, depuis Lupus jusqu'à Waïfre, de 670 à 768, son esprit militaire, sa cohésion croissante, et par suite le premier sentiment de sa nationalité.

Nous savons peu de choses du règne de Garibert.

Notons d'abord deux faits qui montrent que l'empire franc et le petit royaume de Toulouse ne vivaient pas en parfaite intelligence : peu de temps après la concession faite à son frère, en 628 ou 629, Dagobert, se trouvant à Saint- Jean-de-Losne en Burgondie, fît mettre à mort Brodulfe, l'oncle même du jeune roi '\ Le second fait, assez obscur en lui-même, n'en est pas moins significatif : Pépin , maire d'Austrasie , devenu suspect

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