‹ Des origines du premier duché d'AquitaineChapitre 152 sur 158 · Troisième cont. de Frédég-.,c · texte numérisé non relu

Troisième cont. de Frédég-.,c

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admet, entre 733 et 736, une révolte qui aurait obligé Charles- Martel de revenir avec ses guerriers; que voyons-nous?

Nous pouvons constater d'abord, mieux encore que dans la citation précédente, que Lyon est bien le centre administratif de la basse Burgondie ;

Nous trouvons ensuite le terme de provincia appliqué à la basse Burgondie, le déterminatif ejusdem ne permet pas de l'appliquer à la Provence. Du reste, Charles ne conquit la Provence qu'en 739; la phrase : «usque MassiliensemurbemvelArelatum» a ici un sens exclusif, on va le voir.

Campagne de 739 : « Germanum suum cum plu-

ribus Ducibus atque Comitibus commoto exercitu ad partes Provinciœ dirigit, Avenionem urbem venientes, Carolus prœproperans peraccessit, cunctamque regionem usque littus maris magni suœ dominationi restituit... ^ ».

Ainsi, c'est en 739 seulement que Charles a atteint la Méditerranée « littus maris magni ^)), c'est-à-dire est entré à Marseille, ce qui justifie ce que nous avons dit dix lignes plus haut. Maintenant faut-il traduire ici proviîicia par le terme précis de Provence? Nous croyons (comme nous l'avons déjà dit, p. 153) que le mot a un sens plus vaste et plus vague, qu'il désigne d'une façon générale la vallée inférieure du Rhône.

La plus sûre manière de se tromper, en des questions de ce genre, est assurément de vouloir trop presser les inductions, de chercher dans les termes une précision que les chroniqueurs, le plus souvent, n'y ont pas mise. Toutefois on peut dire que, dans les documents de

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