Troisième cunt. de Frédég., c. lû<J
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cette époque, le terme de provincia, accompagné d'une qualification, s'emploie pour toutes les régions de lii Gaule méridionale (« régnât... in parte provincia; Aquitanicœ ^ » ; que, employé seul, il désigne plus particulièrement la région du Rhône, mais sans qu'on puisse lui assigner une signification trop spéciale ; qu'il peut, au vit siècle, désigner aussi bien Lyon et sa région que la Provence proprement dite; que, par conséquent, c'est à Lyon et à Genesius que l'armée d'Adalric en voulait, non à la Provence , trop éloignée pour que la faction d'Ébroïn pût en avoir de souci.
Enfin voici un passage décisif, ce nous semble, tiré d'un écrivain de vif siècle, d'un contemporain de (jqnes'ms {Ex vita S, Eligii,... auctore B. Audoeno,... ap. Bouq., III, 552-S61) : «... Igiturquodam tempore causa extitit ut rcgionem quœ proprie Provincia nuncupatur adiré debuisset... Profectus igitur Eligius, devenit in villam quamdam, quee vocatur Ampucius, quœ sita est super ripam fluminis Rhodani, et pertinet ad prœdium Erchenberti, illustrissimi viri... » On reconnaît Ampuis, sur le Rhône (près deCondrieu), et il est hors de doute que Provincia désigne ici la vallée du Rhône entre Lyon et la mer (l'ancienne province romaine avant César), non la Provence actuelle.
Note XL, p. 153.
Il ne faut pas oublier qu'Adalric avait pris les armes, non pour le compte de Thierry III, mais au nom du