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Cet échec, qui rappelle celui de Roland ^, — tout ce chapitre 78 de Frédégaire ressemble de plus en plus à une chanson de geste, — resta un incident isolé ; la Wasconie parut réduite à jamais ; l'armée franque reprit triomphalement la route de son pays; Dagobert crut en avoir bien fini avec la Wasconie, puisqu'il menaça les Bretons, alors récalcitrants, de faire marcher sur la Vilaine « l'armée de Burgondie » qui revenait des bords de l'Adour. Encore une circonstance qui ne serait guère explicable s'il fallait prendre « l'armée de Burgondie » au sens étroit, car alors c'eût été aux Neustriens, non aux Burgondes, de s'armer contre les Bretons. Rien de surprenant au contraire, s'il s'agit d'une armée burgondo-aquitaine, que Dagobert en ait menacé les Bretons, puisque l'Aquitaine, bordant alors la basse Loire de Ghalonnes à la mer^, n'était qu'à quelques marches de la Bretagne indépendante.
L'année suivante, du reste, les vaincus tinrent leur promesse. On vit arriver au palais de Clichy, devant Dagobert, les seigneurs wascons conduits par le duc Aigina. Seulement, Frédégaire rapporte que, « saisis de crainte à l'idée de paraître devant le roi, ils se réfugièrent dans l'église de Saint-Denis ; sur quoi Dagobert, plein de clémence, leur promit la vie. Alors, renouvelant leurs serments, ils jurèrent d'être toujours fidèles à Dagobert, à ses fils et à l'empire franc '^ ;).
Cette frayeur soudaine des Wascons pourrait nous étonner, si nous ne nous reportions à l'embuscade où périt le duc Arimbert. l\ semble qu'on peut rétablir ainsi