‹ Des origines du premier duché d'AquitaineChapitre 23 sur 158 · Frédég-, c · texte numérisé non relu

Frédég-, c

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l'ordre logique des faits : l'armée l'ranque, rclbularit les partis de Wascons qui couraient le pays, passe la Garonne et se répand dans les plaines ondulées de l'Armagnac; — au pied des Pyrénées, les Wascons livrent bataille, sont écrasés, voient leurs montagnes envahies, etc. — Alors, ils demandent grâce, promettent tout; — là-dessus, le gros de l'armée reprend la route de rAquitaine ; — mais le duc Arimbert (en arrièregarde?) se laisse surprendre dans les défilés de la Soûle, dans ce pays boisé (vallée de Mauléon) qui sépare la route du Somport de la route du Val-Carlos, et y périt ; — cette perfidie aurait attiré sur les Wascons, au printemps de 636, une seconde irruption, implacable cette fois, si les chefs justement inquiets n'eussent imploré la médiation du duc Aigina, qui devait commander sur leur frontière, probablement à Bordeaux; — Aigina, dont ce rôle ne pouvait que rehausser l'importance (dans le cas d'une seconde campagne, il n'eût été qu'un des dix chefs de l'armée, ici il était seul négociateur), les amène à Glichy, pour solliciter un pardon définitif; — seulement, en approchant de la résidence royale, les chefs Wascons, qui se sentent coupables et craignent d'être châtiés, commencent par se mettre sous la protection de saint -Denis ; ils savent combien Dagobert est dévot à ce saint et semblent avoir compté sur lui encore plus que sur Aigina ; — Dagobert , pressé d'en finir, consent à tout oublier, reçoit leurs serments solennels et, au lieu de les retenir en otages (comme ils le craignaient sans doute), les laisse retourner en Wasconie.

Que devinrent leurs serments? Frédégaire nous le dit : « Quod more solito, sicut Scupe fecerant, posthaC probavit eventus ; la suite a montré ce que valaient

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leurs promesses ; c'est leur habitude, ils ont toujours fait ainsi. » Donc, la haute Wasconie redevint indépendante du vivant même de Frédégaire. Il n'est pas probable que ce soit avant 641, puisque son récit, qui va jusque-là, ne rapporte pas l'événement auquel il vient de faire allusion ; mais ce ne peut être longtemps après, à moins que le chroniqueur n'ait beaucoup survécu à la dernière date de sa chronique.

Ainsi Dagobert, de 630 à 638, régna seul sur toute la Gaule méridionale, jusqu'aux Pyrénées, et reçut même les serments des Wascons montagnards qui avaient bravé ses prédécesseurs.

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