‹ Des origines du premier duché d'AquitaineChapitre 25 sur 158 · Bouq., III, 522, Ex vita S. Sereni · texte numérisé non relu

Bouq., III, 522, Ex vita S. Sereni

6. V., sur Chunibert, Frédég., c. 58. — Sur Anségise ou Adalgisel, v. Bonnell, p. 102, n» 2.

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dut rester, tant que Dagobert vécut, à la cour de Neustrie, presque à titre d'otage K

Dagobert, après avoir ainsi entamé l'unité de l'empire, voulut du moins en sauver le principe : un fils lui étant né en 633 de la reine Nantechilde, il disposa que ses Etats, après sa mort, seraient répartis de la manière suivante :

A Sigebert, l'Austrasie, — qu'il avait déjà, — mais accrue cette fois de toutes ses antiques dépendances, « quidquid ad regnum Austrasiorum jam olim pertinuerat », c'est-à-dire des territoires que l'Austrasie avait possédés en Aquitaine avant l'année de deuil

A Glovis, au fils nouveau-né de la Neustrienne, les deux autres royaumes : la Neustrie avec le duché de Dentelin , détaché de l'Austrasie ^, la Burgondie avec tout le reste de l'Aquitaine.

Ce testament fut dressé dans une assemblée générale, un plaid solennel, où figurèrent les grands de Neustrie, pour conseiller le pacte qui devait lier l'avenir (pactionis vinculum), les grands d'Austrasie pour y souscrire. Les premiers, qui se souvenaient peut-être d'avoir vu la Neustrie presque anéantie de 600 à 612^ crurent avoir assez gagné de maintenir en un seul Etat la Neustrie prolongée à l'Est, la Burgondie, la plus grande partie de l'Aquitaine. Les autres, nous dit Frédégaire, n'acceptèrent ces arrangements qu'à contre-cœur, « terrore Dagoberti ». Pourquoi?... Ayant pour roi, à eux, chez eux, le premier fils de Dagobert, ils avaient sans doute espéré qu'à la mort de ce prince l'aîné aurait tout

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