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V., sur le duché de Dentelin, Long'non.. p. l-t

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l'héritage, à l'exclusion du cadet, comme cela s'était fait en 628 ; que l'unité de l'empire serait ainsi restaurée, mais à leur profit, pour peu que Sigebert, plus fidèle que son père aux leçons de sa jeunesse, gardât le cœur austrasien. Et voilà qu'on leur faisait d'avance leur part !

En réalité, l'Austrasie n'avait pas lieu d'être si mécontente. Elle recouvrait, sinon immédiatement, du moins en expectative assurée, ses anciennes possessions du midi, ce qu'elle avait eu avant 612, ce que Glotaire, en 622 comme en 625, avait opiniâtrement retenu.

Qu'était-ce au juste? Nous croyons pouvoir dire, après un examen attentif (v. note XVI), que l'assemblée de 634 avait pris pour base de partage le traité d'Andelot de 587, et que, par conséquent, les territoires restitués formaient trois groupes :

Au nord-ouest, les diocèses de Tours et de Poitiers ;

Au centre, le triangle montagneux compris entre Glermont, Uzès et Gahors, c'est-à-dire l'Auvergne, le Velay, le Gévaudan, le Quercy, l'Albigeois, le Rouergue, le Vivarais, l'Uzége ;

Au sud-est, en Provence, les cités d'Avignon, Aix, Marseille, Fréjus et Vence.

On pourrait y joindre, au-delà de la Garonne, les cités de Vicus Julii, Lapurdum, Gonsoranis, mais cela importe peu, car elles étaient ou allaient devenir la proie des Wascons.

Ges stipulations n'étaient exécutables qu'après la mort de Dagobert. Aussi, bien qu'elles soient de 634, n'eurent-elles aucune influence sur les événements de 635 que nous avons racontés : seul, Dagobert eut affaire aux Wascons ; seuls, les Burgondo-Aquitains furent appelés à les repousser.

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Dagobert mort, le partage s'accomplit.

Le fils légitime, le dernier né, Glovis, âgé de cinq ans à peine , fut mis en possession du royaume paternel « regnum patris adscivit », tel du moins que le testament de 635 le lui garantissait. Lès grands de Neustrie et de Burgondie le portèrent sur le pavois dans la villa de Massolac, qui, sise en Neustrie (près de Sens), mais à 40 kil. seulement de la frontière de Burgondie, était une des résidences favorites des rois neustro-burgondes (v. note XVII). Le maire du palais ^ga, que Frédégaire ^ nous signale dès 629 comme un des principaux conseillers de Dagobert, et la reine-mère Nantechilde gouvernèrent au nom du jeune roi neustrien.

Pendant ce temps l'Austrasie, que les concessions antérieures n'avaient satisfaite qu'à moitié, ressaisissait bruyamment sa pleine indépendance. Pépin et les autres ducs, que Dagobert avait obstinément gardés comme otages, regagnèrent la cour de Metz. Non contents de la part de trésors que Dagobert, en 632, avait attribuée au petit roi d'Austrasie, ils réclamèrent encore et obtinrent du conciliant iEga, dans un plaid général, le partage des trésors laissés par le feu roi : mais, par dessus tout, l'Austrasie se mit en possession des territoires méridionaux que le testament de 634 lui avait promis. Là est le fait vraiment grave : l'espèce d'unité qui régnait dans la Gaule méridionale depuis 612 disparut après vingtsix ans de durée.

PREMIERE SECTION

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