De Burgioidlœ hisîoria, etc., p
iiiaiiileiui comme lifutenarit du roi (stcllvertreter des Kœnigs) », remarque à son tour M. Waitz. Si maintenant on se rappelle que l'Aquitaine entière, à partir de 612, était comprise dans le royaume de Burgondie, comme nous l'avons démontré plus haut \ que, par conséquent, la Burgondie allait de l'Aar à la Gironde, on pourra mesurer la puissance de Warnachaire. En fait, elle égalait au moins celle du fils de Frédégonde.
Les puissants fonctionnaires de la Gaule méridionale, ducs et comtes, durent considérer d'un œil jaloux cette situation privilégiée, qui annihilait presque l'autorité du roi mérovingien sur le midi, mais pour reconstituer le pouvoir central sous un autre nom, en faveur d'un autre homme, d'un des leurs. Aussi en 626, à la mort de Warnachaire, lorsque Glotaire proposa aux seigneurs (proceres) et aux hommes libres considérables (leudes) de la Burgondie de donner un successeur au maire défunt, furent-ils unanimes à demander que cette fonction fût supprimée, que chacun pût traiter directement avec le roi ~. Leur désir fut accompli, et dès lors, dès 626, des Alpes à l'Océan, d'Orléans aux Pyrénées, l'administration mérovingienne fut comme décapitée. Au lieu d'un chef présent sur les lieux, spécialement préposé et intéressé aux affaires delà Gaule méridionale, comme l'avait clé Warnachaire pendant treize ans, les fonctionnaires du midi n'eurent désormais qu'un seul chef résidant aux bords de la Seine et chargé du poids de trois royaumes.
Ainsi la Gaule méridionale, dans cet espace de treize