H. Martin, XI
semblée aristocratique qui avait succédé de bonne heure en Neustrie au Maerzfeld primitif et qui, composée d'évêques, de ducs , de comtes, d'officiers du palais, de grands qui se trouvaient là ou tenaient à s'y rendre \ sanctionnait l'élection des maires du palais et des rois eux-mêmes 2, — l'aristocratie franque répondit à ce défi par une insurrection générale et livra le royaume neustro-burgonde à Ghildéric II, déjà roi d'Austrasie. Elle rétablissait ainsi l'unité de la monarchie, non à dessein, certes ! mais Thierry III emprisonné, le fils de Sigebert vivant au-delà des mers, il ne restait d'autre Mérovingien que Ghildéric. En revanche, on lui imposa, pour les trois royaumes, les engagements que voici :
Que dans chaque royaume le roi observerait la loi ou la coutume telle que les anciens juges la conservaient ;
Que le gouverneur d'une province ne pourrait passer dans une autre. C'est un mode plus strict encore d'inamovibilité ;
Que la mairie viagère serait abolie ; les grands exerceront, à tour de rôle, les fonctions de maire ^.