‹ Des origines du premier duché d'AquitaineChapitre 51 sur 158 · Roth., Bw., p · texte numérisé non relu

Roth., Bw., p

3. Guizot, Ilist. de la civil, en France, t. IL p. 384-387. 13^ leçon.

PREMIÈRE SECTIO\ 95

II. — Ces prélats, élus et indigènes, sont choisis d'ordinaire, non pas parmi les plus humbles membres du clergé, mais parmi les plus puissants, les membres des familles riches et influentes. D'abord, l'histoire atteste qu'en tout temps la liberté des élections ecclésiastiques a tourné au profit de l'aristocratie locale ; en outre, il suffît de parcourir les hagiographes pour reconnaître qu'au vil'' siècle il en était ainsi presque partout. Tous les historiens, du reste, l'ont constaté ^

III. — A l'indépendance, à l'influence particulière que donne l'exercice de l'autorité dans son propre pays, au prestige de la naissance, les évêques joignaient la richesse. Nous parlons non-seulement de leur fortune personnelle, souvent considérable, mais surtout des propriétés de leur église, dont assurément ils ne pouvaient disposer, mais dont ils avaient l'administration exclusive et absolue ^. Cette richesse datait de loin. Roth, dans un chapitre singulièrement intéressant 3, en a montré les origines diverses, marqué les progrès croissants, signalé l'étendue démesurée au vu'' siècle : « Certainement, écrit le savant professeur, je dirai trop peu plutôt que trop en supposant qu'à la fin du vii^ siècle un tiers de toute la propriété en Gaule était bien d'église *. » Ajoutons que cet immense domaine, sans cesse accru, jamais aliéné, tirait une valeur particulière des privilèges importants dont il jouissait (pour la juridiction, toujours; pour l'impôt, bien souvent). C'est là en-

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