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ros praliqiuîs de (Jhilpuric et de Gontran : en 673, il fit éveque, on récompense de ses services pelitiques, le duc de Champagne Waimerus i; mais ce n'est là qu'un lait brutal et ces efforts suprêmes du pouvoir central pour garder la haute main suf l'épiscopat prouvent précisément que ce grand corps, en règle générale, lui échappait sans retour.
Quel fut pour les évoques le fruit immédiat de la victoire? La conquête des fonctions publiques en un grand nombre de cités, cela n'est guère douteux. Depuis longtemps les chefs des diocèses y visaient, et l'on pourrait, dès le vi^ siècle, en citer des exemples^. Mais au vii% le fait devient si fréquent, surtout dans la Gaule méridionale, qu'il équivaut aune institution. Si nous avons vu au vi*" siècle les comtes devenant évoques, le vu® nous offre un spectacle tout différent, la revanche de l'épiscopat, les évoques se substituant aux comtes. Parfois cette situation leur fut spontanément attribuée par le souverain; à Tours, par exemple, Dagobert donna à l'évêque la nomination directe du comte, qui ne fut plus dès lors que l'agent de l'éveché : « ut usque hodie in eadem urbe per pontificis litteras comes constituatur ^.... » Mais ce cas, qui n'implique pas nécessairement une abdication de la royauté, qui nous la montre simplement introduisant un élément ecclésiastique dans une administration laïque, dut être le plus rare. Nous croyons que la substitution se fit ordinairement sans diplôme, qu'elle fut, surtout dans la Gaule méridionale, une des conséquences nécessaires de la victoire rem-