‹ Des origines du premier duché d'AquitaineChapitre 56 sur 158 · Audoeuiis, V,, Eligii. 1,32. ap. Bouq.. IIL p · texte numérisé non relu

Audoeuiis, V,, Eligii. 1,32. ap. Bouq.. IIL p

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portée en commun, au cours du vu" siècle, par les grands et les fjveques sur la royauté. Du jour en efîet où l'action du gouvernement central s'affaiblit dans la cité (v. p. 91-92), — où la royauté, pour ainsi dire, quitta la place , — deux pouvoir locaux restèrent en présence, le comte et Tévéque, et Tun s'efforça naturellement d'absorber ou de primer l'autre. Le comte dut l'emporter sqr plus d'un point, et c'est à cette cause qu'on peut attribuer la dwii?mtion de l'épiscopat dans maint diocèse de l'Aquitaine ; mais ailleurs, c'est Téveque qui resta le maître du terrain ; il devint, tantôt de fait, tantôt même de nom, évêque-comte de sa ville. Cette révolution administrative, que nul édit ne proclama , qui s'accomplit par la seule force de causes antérieures, a laissé çà et là d'assez nombreuses traces : deux des ennemis de Léodegaire, Désiderius-Diddo et Abbo [alias Bobo) paraissent avoir été comtes et évoques, l'un de Ghalon , l'autre de Valence ^ Dans les dernières années du vu® siècle, nous rencontrons un personnage appelé Agatheus, comte et évoque en môme temps des deux villes de Rennes et de Nantes ^. Quand le duc de Toulouse, Lupus, se présenta avec son armée devant Limoges, (v. plus loin, p. 136), il semble que la cité n'ait eu d'autre chef que son évoque, car on ne voit figurer dans le récit de l'hagiographe ni duc, ni comte, ni gouverneur quelconque; c'est à l'évêque seul et aux habitants que Lupus adressa ses sommations « ut fidem eorum extorqueret et eos ad suum regimen perstringeret ^. » A Autun, vers la môme époque, nous

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