Bouq., III
8. Gesta regum Franc, c. xlv, ap. Bouq., II, 569; Adon, ibid., 666 ; fracm, auot. incerti, ibid., 692.
pnr.MiKP.i: sr.criox 10')
est encore plus marquée; le comte Genesius refuse le siège épiscopal, alors vacant, « ne contra edicta canonum ageret ^ », — les comtes de Ghilperic et de Gontran étaient moins timorés, — et laisse élire à sa place un membre du clergé aryerne, le remuant Prsejectus, qui ne craindra pas de faire le comte, puisque le comte n\a pas osé se faire évoque. Bientôt môme Genesius, riche et sans enfants, prendra l'Eglise pour héritière, symbole frappant de l'abdication du pouvoir laïque entre les mains de la puissance ecclésiastique dans plus d'une cité ! Dès lors, pendant près d'un siècle, les documents ne nomment plus de comte en Arvernie. Quand Tévôque Bonitus, en 699, voudra se démettre en faveur de Nordbert, voici en quels termes il demandera l'agrément du souverain : « utsibi successor^ plebisqiie sibi commisses exsisteret rector, atque patriee tutor suo robore , Deo juvante, constanter maneret (Nordobertus). » Rector^ c'est souvent le pasteur, en style ecclésiastique ; mais c'est aussi, on s'en souvient, le terme par lequel le biographe de Léodegaire, contemporain des événements, désigne à deux reprises les gouverneurs des provinces ^.
Ainsi les évoques, en divers lieux^ étaient devenus les gouverneurs politiques de leurs diocèses. Certes, les grands pasteurs de l'âge précédent^ Avitus de Vienne, Gésaire d'Arles, Grégoire de Tours etc.. avaient exercé sur les affaires du siècle une influence incontestable et méritée ; mais ce n'était encore qu'une influence^ servie par certaines attributions et divers privilèges. Dans le