LIMU: DELMËME
vite ; il en vint de bonne heure à enrôler des Germains (p. 389), qui ne furent pas disséminés au milieu des troupes nationales (p. 390), mais qui formaient de petits corps spéciaux (ibid,)\ chaque troupe servait dans l'empire « avec ses femmes et ses enfants. Elle était à la fois une garnison et une colonie. » (p. 391). Bien plus, les empereurs ne furent pas les seuls à ouvrir Tempire aux Germains; les populations elles-mêmes les invitèrent plus d'une fois à venir cultiver leurs terres restées sans bras, à mesure que Textension croissante de la grande propriété ^ ruinait l'agriculture ; dès 372, sous le règne de Valentinien P% « les Burgondes furent invités par les Romains, c'est-à-dire par les Gaulois qui habitaient la l^yonnaise, la Gaule chevelue et la Gaule cisalpine, à s'établir dans le pays, et ils s'y installèrent avec leurs femmes et leurs enfants »*; à titre de colons tributaires, dit avec beaucoup de vraisemblance le savant historien que nous suivons.
Ne cherchons pas d'autres faits (cfr. Bazas, au v*' siècle, V. note XXXIV) ; ceux-ci suffisent pour établir que, vers la fin de l'Empire romain, des Germains étaient appelés à titre de colons, et surtout de défenseurs mercenaires « soit par le gouvernement lui-même^ soit par une province ou par une ville » (p. 601).
Transportons-nous maintenant du v" siècle au vii% à la place des Germains lisons les Wascons. Y a-t-il invraisemblance, quand nous venons de constater les rapports, les contrats des Gallo-Romains de l'Est avec les Germains, à en supposer d'analogues, deux cents ans plus tard, entre les Gallo-Romains du sud et les Wascons.