Annales Einliardi, adann
4. Cfr. Annales Laurissenses majores, annales Tiliani. ad ann. 769.
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q'uis cette demi-indépendance seulement au viu" siècle, Juste au moment où les ducs d'Aquitaine étaient devenus le plus puissants ; il est plus naturel de supposer qu'elle remontait précisément au temps où ils s'étaient unis à cet état, c'est-à-dire au vu'' siècle. Nous pressentons par là sur quelles bases avait dû se constituer l'état wasco-aquitain fondé par Félix entre 660 et 670 : fédération des Wascons et des Gallo-Romains de Toulouse, les premiers gardant au sud de la Garonne une existence distincte, mais reconnaissant la souveraineté du patrice de Toulouse, comme les fédérés du iv'' siècle reconnaissaient l'empire romain, — et lui fournissant à des conditions analogues des troupes mercenaires permanentes.
Quel titre portait Félix? Duc ou patrice? Patrice, si l'on prend au sens spécial et non au sens large (patricien) l'expression de l'hagiographe : « nobilissimum et inclytum patricium ex urbe Tholosanensium. » C'est ainsi que M. Waitz paraît l'entendre ^ Du reste, patrice ou duc, en pays gallo-romain ces termes sont à peu près synonymes : le successeur de Félix, Lupus, sera qualifié exclusivement de duc et n'en sera pas moins puissant. Le point grave, c'est que ces titres à Toulouse ne désigneront plus un officier révocable, mais un chef absolument indépendant, un prince (principatum obtinebat), ne reconnaissant désormais que poiir la forme la souveraineté ou plutôt la suzeraineté des rois Mérovingiens.
Nous avons dit que ceci se passait entre 660 et 670, pendant qu'Ébroïn gouvernait le royaume neustro-