Lehuërou, II
2, Ex vita S. Leodeg-., ap. Bouq., IL G12.
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tinisc ^ C'est possible, mais rien ne le prouve. Mieux vaudrait, à ce compte, y voir la traduction latine d'un nom basque.
Lupus parait avoir réussi avant tout à constituer une force militaire, nécessaire au nouvel état, d'abord pour ne pas disparaître comme avait fait en 630 le royaume de Toulouse, ensuite pour absorber les unes après les autres les cités de la Gaule méridionale qui, isolées sous leurs évoques ou leurs comtes, peu belliqueuses, n'ayant que leur milice et leurs murailles pour défense, étaient une proie assurée au premier ambitieux qui disposerait de troupes régulières et permanentes. Il avait les Wascons , il accueillit tous les hommes errants, si nombreux en Gaule à chaque défaillance du pouvoir central (v. note XXXV), tous les fugitifs, et la tyrannie d'Ebroïn dut lui en envoyer une foule : a omnes vagi profugique ad eum adhœserunt ^ )>. C'est ainsi, après tout, que Rome s'est fondée. Nous insistons sur les raisons qui nous font croire que Lupus avait des ressources militaires permanentes (on en trouvera plus loin d'autres indices), car cette supériorité guerrière nous expliquerait fort bien :
1° Gomment l'Etat de Toulouse a successivement, en un demi-siècle (670-720) ou conquis ou annexé les autres cités de la Gaule méridionale jusqu'à la Loire, c'està-dire est devenu le duché d'Aquitaine.
2'' Comment l'élément militaire, représenté par les Wascons, aurait introduit dans la Gaule méridionale une cohésion qui n'y existait pas auparavant; cette cohésion aurait donné au pays le sentiment de son iden-