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supposer ou qu'il s'agit d'un autre Lupus, ou que l'hagiographe, en nommant notre Lupus parmi les complices du meurtre, se permet une assertion gratuite. 11 n'est pas impossible toutefois que les conjurés, qui appartenaient certainement à la faction aristocratique, se fussent assurés de l'alliance du puissant prince de Toulouse ; nous allons voir qu'il y eut, peu après, entre l'aristocratie neustrienne et la Wasconie, des rapports incontestables. Interprétée dans le sens, non d'une participation active, mais d'un simple concert, Tassertion de l'hagiographe reste admissible.
§ 5. — Lupus à Limofjes.
On sait l'épouvantable confusion qui éclata dans les trois royaumes à la mort de Ghildéric IL « Surrexit magna turbatio patriœ, ita ut manifeste crederetur adventus imminere Antechristi. Hi vero, qui Rectores regionum esse debuerant, continuis odiis se invicem cœperunt lacessere... Quod unicuique rectum videbatur in propria voluntate, hoc agebat sine formidine disciplinae... », nous dit un contemporain ^ C'est sans doute au spectacle de ce chaos que Lupus agrandit ses espérances ; il se vantait de renverser le roi des Francs, il semble même avoir pris le titre de roi ou du moins avoir usurpé les attributs de la souveraineté : « tanta turba apud eum assistebat, ut ex diaboli consensu illatio irreperet ut regem Francorum debellaret et in sedem regiam se adstare faceret... ^ ». H n'est pas certain que le