Exmiraculis S. Martialis. Ap. Bouq., III
134 \A\\\V. nKlMILMK
trône, scdes regia, ait été un des attributs de la royauté chez les Mérovingiens ^ ; nous ne nous arrêterons donc pas à ce détail. Mais Thagiographe va nous dire, en termes suffisamment explicites, que Lupus, se présentant devant Limoges, exigea le serment de fidélité. C'est là ce qui le distingue sans doute des autres chefs locaux, indépendants de fait, dont nous avons pu entrevoir l'existence, — ce qui caractérise vraiment son usurpation. Si l'on admet quelque analogie entre la situation de l'ancien allié de Lupus, le duc Paul, vis-à-vis du roi Wamba, et celle de Lupus lui-même vis-à-vis du gouvernement mérovingien (cela ressort pour nous du récit de l'archevêque de Tolède), on comprendra mieux encore la gravité de cette circonstance. Lorsque Wamba fit juger Paul et ses complices, on leur lut d'abord le serment qu'ils avaient prêté à Wamba le jour de son élection : « perlatae sunt conditiones ubi... Paulus vel socii sui... consenserunt, ut inmolahiliter se ei [Régi] vel patriœ fidem observaturos . . . testati sunt... ». Puis on leur lut également le serment que Paul s'était fait prêter par les Septimaniens et par ses complices : « Posthœc aliae conditiones, ad quas ipse perfidus Paulus populum sibi jurare fecerat, relectae sunt,... ubi ipsi Pàulo omnes socii sui sub isto ordine juraverunt ut et fidèles illi essent, et unanimiter cum eodem contra... Wambanem regem cum eo pugnarent, atque in dejectioneni ejus vel periculum usque ad effusionem sanguinis dimicarent, vel contra eos qui eilmdem Domnum nostrum defendere voluissent. . . ^ » . Gomme nous Pavons remarqué, Paul et ses complices n'étaient pas pour