Judicium contra tyrannos, Ap. Bouq., IL 71G
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Wamba chs mutins ordinaires, c'étaient des usurpateurs, des tjjrans, de là son courroux et la solennité de leur condamnation. Le serment exigé par Lupus des cités d'Aquitaine avait sans doute la même portée : c'était, non plus la révolte à l'état de (ait accidentel, mais l'usurpation directe, réfléchie, définitive du droit souverain.
Si maintenant on se demande quels purent être les termes de ce serment, il ne faudrait pas considérer celui par lequel s'étaient liés Paul et ses complices ; il a l'emphase d'un serment de conjurés. Il est plus simple de se reporter, par analogie, à celui que les rois mérovingiens se faisaient prêter par tous leurs sujets, Francs, Romains et hommes de toute nation « omnes pagenses... tam Francos Romanos vel reliqua natione degentibus... ^ ». Nous avons la formule de convocation générale pour la prestation du serment, mais les termes du serment lui-même sont d'une brièveté insuffisante : « fidelitatem... promittere et conjurare... ». Toutefois, Waitz 2 et Roth ^ l'ont défini, au moins d'une manière négative, en recueillant les différentes infractions par lesquelles on y pouvait manquer : tremper dans des intrigues contre la vie du roi et de sa famille, trahir le pays, c'est-à-dire adhérer à un ennemi étranger ou à un prétendant, émigrer dans un autre royaume sans la permission du souverain, faire alliance secrète avec d'autres rois francs, toutes manœuvres qui étaient menacées des peine§ les plus sévères, la mort et la confiscation des biens *.