W. DF.Ï MI'MF
d'un miracle (il est vrai que nous sommes ici en plein surnaturel) ; ensuite, parce que l'hagiographe remercie évidemment le saint, non d'avoir gucri Lupus, mais d'avoir protégé son propre tombeau et sauvé son peuple ; enfin, parce que la mort de Lupus peut seule expliquer comment on se rassura si joyeusement, si complètement, si ^vite, non pas seulement à Limoges (Lupus, en reconnaissance de sa guérison, aurait pu faire grâce à cette cité), mais dans « le palais du roi des Francs », dans ces « villes et châteaux » voisins dont on nous dépeint l'effroi. La guérison de Lupus n'aurait pu que redoubler cette terreur, sa mort seule pouvait la dissiper complètement.
Si le lecteur explique comme nous ce passage obscur de la légende de saint Martial, il verra tout de suite pourquoi nous avons placé l'expédition de Limoges après celle de Septimanie : elle fut nécessairement le dernier exploit de Lupus. Elle eut lieu probablement pendant la période de confusion décrite plus haut par le biographe de saint Léger, c'est-à-dire dans les derniers mois de 673 ou en 674.
M. Fauriel a bien vu que la conquête de Limoges devait être postérieure au coup de main sur la Septimanie. Il la place « à une époque impossible à fixer avec précision, mais très voisine de 675 » ^ Mais il n'a pas remarqué ou n'a pas compris comme nous le passage de l'hagiographe commenté plus haut, car il dit : (( On ignore l'époque précise de la mort de Lupus; on peut seulement présumer qu'elle est de peu postérieure à 681....» 2.