‹ Des origines du premier duché d'AquitaineChapitre 78 sur 158 · Ibid · texte numérisé non relu

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§ 0. — /{estimé du chapitre IV.

Voilà tout ce que nous avons pu tirer de l'histoire sur les fondateurs de l'Etat toulousain dans la seconde moitié du vu" siècle :

Entre 660 et 670, un duc ou patrice de Toulouse' Félix, réunit en un même état , — ou du moins en une sorte de fédération, peut-être analogue à ces fédérations entre barbares et cités romaines si fréquentes au IV® et au v*" siècle, — Toulouse, les cités de la Novempopulana et la haute Wasconie. Cette union, qui devait subsister plus d'un siècle, est le caractère original du nouvel état. Félix exerçait déjà une autorité souveraine, un pmcipaL

Il eut pour successeur, avant 670 probablement, un jeune aventurier gallo-romain appelé Lupus, qui, avec ses Wascons, avec les vagabonds et les fugitifs qu'il accueillit, forma une espèce d'armée que l'isolement et l'impuissance des cités voisines rendaient redoutable. C'est cette force guerrière permanente, élément nouveau dans l'histoire de l'Aquitaine, qui lui aurait donné l'unité, la cohésion, l'esprit militaire, et aurait préparé ainsi, dans une certaine mesure, l'éclosion d'une nationalité méridionale.

Lupus permit aux évoques de son état d'assister, à côté des évoques sujets du roi Childéric, à un concile du clergé aquitain tenu près de Bordeaux, entre 670 et 673. Il semble par là qu'il reconnut encore, de nom au moins, la suzeraineté du roi franc. Mais il portait déjà le titre royal ou presque royal de vrr inhister, et

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vers 674 (plus tut peut-être?) nous le voyons agir en souverain, exiger des cités d'Aquitaine le serment de fidélité qui ne se prêtait qu'aux rois.

A l'automne de 673, il promit son assistance aux Septimaniens révoltés contre les Wisigoths, leur rendit maint service, fit passer au chef des rebelles, le duc Paul, des bandes de Wascons et d'Aquitains, puis descendit lui-même avec des forces considérables par la voie romaine du Larzac, pour dégager Nîmes assiégé par le roi wisigoth ; mais à Aspiran, aux bords de l'Hérault, il apprit que Nîmes avait succombé et, voyant le coup manqué, battit précipitamment en retraite.

Pendant les troubles effroyables qui suivirent la mort de Ghildéric II, il acheva la conquête ou plutôt l'annexion du bassin de la Garonne, puis entra à Limoges, oii il périt dans une sorte d'émeute.

Il semble que sa domination s'étendit alors des Pyrénées à Limoges, de Rodez à l'Océan.

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TABLEAU DES AUTllES IIEGIONS DE LA GAULE MERIDIONALE

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