‹ Des origines du premier duché d'AquitaineChapitre 80 sur 158 · V. s. liGode!^'., c · texte numérisé non relu

V. s. liGode!^'., c

112 LIMU' DEUXIÈME

jusqu'à la fin du siècle), mais déjà s'habitue à se régir elle-même sous ses évoques patriciens ;

Au nord-ouest, le Poitou, gouverné par la famille de Léodegaire (son oncle Dido, son frère Gerin), s'intéresse encore aux révolutions de l'empire franc , et par conséquent gravite encore autour de la Neustrie.

Nous n'avons plus à nous occuper de Lupus; voyons où en étaient l'Auvergne et le Poitou.

§ l*^'". — L'Aiwerf/ne,

Le pay§ d'Auvergne, pendant toute la seconde moitié du vil'' siècle, paraît avoir vécu de sa vie propre, gouverné par ses évoques, pris dans les vieilles familles sénatoriales. En rassemblant les renseignements épars dans les hagiographes ^, nous pouvons avoir une idée de ce qu'était une cité d'Aquitaine en un temps oii le pouvoir central se retirait d'elle : nous nous croirons reportés au v'^ siècle, aux jours de Sidoine Apollinaire.

Le dernier duc des Arvernes que mentionne l'histoire est Bobo, tué en Thuringe, dans les rangs de l'armée austrasienne, en 640 ^.

Seize ans après, en 606, Genesius, d'abord archidiacre, devient évoque d'Auvergne. C'est lui qui bâtit en 657 le riche monastère de Manglieu. Il poursuit l'hôré* sie de iNovatianus et de Jovinianus, qui s'était glissée en Auvergne. Du reste, il fréquente la cour du roi des

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