‹ Des origines du premier duché d'AquitaineChapitre 90 sur 158 · Waitz. II · texte numérisé non relu

Waitz. II

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appela aux armes les populations qui, sans se soucier ni de la séparation théorique des pouvoirs, ni de l'unité compromise (que leur faisait l'unité?), ni des conséquences à venir (on vivait alors au jour le jour), aimaient mieux sans doute être gouvernées par un prêtre éclairé et humain qu'exploitées par un barbare avide et brutal : « Sed manu valida populi undique collecti urbem hanc maximam Deo prœsule non permiserunt irrumpere... » ^ Devant cette levée en masse des habitants l'entreprise avorta, et Genesius, bravant Ébroïn (qui l'avait fait évêque en 658), resta sur son siège de Lyon. Cet archevêque-patrice, qui levait des troupes, pour qui s'armaient les peuples, était assurément, dans son diocèse et au-delà, plus puissant encore que Dido en Poitou, que Prcejectus en Auvergne.

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