‹ Des origines du premier duché d'AquitaineChapitre 92 sur 158 · Maslay-le-Iloi, v. p · texte numérisé non relu

Maslay-le-Iloi, v. p

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l'opiscopat à Taide de fausses lettres royales... ))^. Ghramlin fut déposé solennellement, mais le roi, de l'avis même des évêques et des grands qui étaient là, lui permit de conserver la libre disposition de ses biens.

Ici, toutes les circonstances, le lieu de la réunion, la composition de l'assemblée, la cause à juger, les motifs de la condamnation, Fédit de grâce qui la mitigé, attestent la souveraineté effective de Thierry III dans la Burgondie méridionale, au moins jusqu'à Embrun

Dans ses rapports avec l'Aquitaine, Ebroïn (on doit le présumer du moins) prit son parti des faits accomplis, sauf à attendre des temps plus favorables : il laissa le Poitou à la maison ennemie qui le gouvernait depuis tant d'années; Ansoald, parent de Léodegaire'-^ , succéda à Dido sur le siège de Poitiers, et, continuant les traditions de sa famille , se mêla aux choses du siècle : « in sœculi potentia nimium fulgebat Ansoaldus », nous dit le biographe de saint Philibert ^; cela signifie en bon français qu'il commandait en Poitou. Nous ne voyons pas qu'Ébroïn ait essayé davantage d'intervenir en Auvergne où Prœjectus, assassiné en 674, eut pour successeur un patricien du pays, Avitus, fils de Théodat et de Syagria 4, qui ne fut pas seulement un homme d'église, mais un personnage rompu aux affaires publiques « exterioribus studiis eruditus », et pendant quatorze ans (674-688) gouverna son diocèse avec activité, « cum magna alacritate ».

En somme, nous n'apercevons pas le plus faible in-

1. J. Tardif. Mnsée des Archives nationales, p. 15. — Pardessus. II, 178-180.

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