‹ Des origines du premier duché d'AquitaineChapitre 96 sur 158 · Bouq.. H · texte numérisé non relu

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d'émigrés neustriens \ puis l'Aquitaine indépendante, les passages cités le prouvent assez.

C'est vers cette époque, en 678, que l'épiscopat semble disparaître à Toulouse ou plutôt que la liste épiscopale s'interrompt. Coïncidence singulière, que M. Drapeyron a signalée avec sagacité : dès que les Wascons entrent dans une cité d'Aquitaine, on ne tarde pas à voir cette lacune se produire. L'état wasco-toulousain se passait-il donc d'éveques ou plutôt leur faisait-il une situation si humble que leurs noms aient disparu de l'histoire? Durant la longue lutte que WaïfFre soutint contre Pépin '.qtiatre- vingts ans après, lutte sur laquelle nous possédons de nombreux et précieux détails, nous ne voyons figurer dans toute l'Aquitaine qu'un seul évoque, celui de Bourges, le dernier pays annexé par les conquérants de Toulouse.

En dehors de cette remarque, et du petit fait concernant Moissac relaté plus haut, nous ne savons absolulument rien du duché de Toulouse pendant cette dernière période du vu*" siècle ; nous ignorons même le nom de ses princes, car il nous semble qu'il dut y avoir entre Lupus et Eudes un ou plusieurs ducs de Toulouse dont les noms même ont péri. On a vu en effet (p. 136- 140) les raisons qui nous font placer la mort de Lupus vers 674, contrairement à M. Fauriel qui présume qu'elle est de peu postérieure à 681, « date de l'assassinat du maire du palais Ébroïn, puisque la période où gouverna celui-ci est expressément donnée pour celle où lleurit le premier » 2, Ce raisonnement ne porte pas, car nous avons montré (p. 109) que les expressions

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