‹ Des Origines et des Modes de Transmission du CancerChapitre 10 sur 36 · NE PP PE · texte numérisé non relu

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loppés de ces spores, qui sont constituées par des figures ovales,eflilées à leurs deux extrémités et porrvues d’un noyau central, et il arrive à conclure en faveur de la nature parasitaire et contagieuse de l'affection, confirmée par les faits cliniques, en s'appuyant seulement sur les résultats de ses recherches microscopiques, les cultures et les inoculations ne lui ayant donné que des résultats négatifs. Déjà Klebs, en 1868, et Bollinger, en 1879, considérant les corpuscules du molluscum contagiosum comme des parasites, les avaient rangés dans le groupe des grégarines.

Le travail de Neisser a soulevé de nombreuses objections, et dès 14890, MM. Tôrôk et Tommasoli (1), après avoir cherché à vérifier les assertions de Neisser, ont nié complètement la nature parasitaire des corpuscules du molluscum.

Piffard (2) a également publié sur le même sujet un mémoire dans lequel il considère les corpuscules du molluscum contagiosum, non pas comme des parasites, mais comme des cellules dégénérées, reprenant ainsi l’opinion exprimée par MM. Cornil et Ranvier (3).

D’autres auteurs sont également venus contredire l'opinion de Neisser, mais déjà les publications de cet observateur avaient fait naître, au sujet des cancers épithéliaux, des recherches nouvelles ayant pour but de chercher, dans la voie nouvelle qu'il venait d'ouvrir, une démonstration de la théorie parasitaire du cancer, et l'hypothèse psorospermique pouvait alors paraître fort

(4) Térôk et Tommasoli. Ueber das Wesen des Epithelioma contagiosum, Monatshefte f. prakt. Dermat., t. X, n° 4, 1890.

(2) Piffard. Psorospermosis. (Journ. of. cut. and Genito-usin. diseases, janv. 1891).

(3) Cornil et Ranvier. Histol. pathol., t. Il, p. 828.

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séduisante, étant donnés les faits déjà connus, chez les animaux, sur l’action pathogène des sporozoaires, et notamment les faits signalés par MM. Arloing et Tripier (1), Silvestrini et Rivolta (2), qui avaient réussi à reproduire expérimentalement, chez la poule, des lésions infectieuses d’origine manifestement psorospermique.

Pfeiffer (3) est le premier, autant que nous avons pu en juger par nos recherches bibliographiques, qui ait décrit des sporozoaires dans un cancer épithélial. En 1888, l’année même où paraissait le travail de Neisser, Pfeiffer signalaiït en effet, dans un cas de carcinome généralisé, des éléments qu’il rapprochait des microsporidies décrites par Pasteur dans la maladie des vers à soie.

En 1889, M. Darier (4) décrivait à son tour une forme spéciale d’aftection cutanée à laquelle il donnait le nom de psorospermose folliculaire végétante, et dans laquelle il signalait, au niveau des points de l’épiderme atteints, des | coccidies analogues à celles du foie du lapin. L'auteur, n'ayant pas observé de formes de multiplication dans ses préparations, admet que les parasites de l'affection décrite par lui n’accomplissent chez leur hôte que les premiers stades de leur développement; d’ailleurs, en cultivant ces éléments sur du sable humide, on peut, d’après lui, voir. des stades d'évolution plus avancés et obtenir le développe-

(4) Arloing et Tripier. Lésions organiques de nature parasitaire chez le poulet, transmission par la voie digestive à des animaux de même aie ce, Ass. franç. pour l'avanc. des sciences, 1873, t. II, p. 810.

(2) Silvestrini et Rivolta. Giorne d’anat., fisiol. et patol. dei animali. Pisa, 1873. ;

(3) Pfeiffer, Zeitschr. f hygiene, 1888, IT, 3,

(4) Darier. Sur une forme de psorospermose cutanée, diagnostiquée acné cornée ou acné sébacèc concrète. (Semaine médicale, 1889, p. 101) — Sur la psorospermose folliculaire végétante (4 note), Ibid, p. 125, et Ann, de Dermat, et de syphil., 4889, no 7, p. 597.)

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