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ment de kystes contenant un très grand nombre de corpus-
cules qui sont vraisemblablement des spores.
. Vers la même époque, MM. Malassez et Albarran (1) publiaient deux observations d’épithélioma de la mâchoire, dans lesquelles ïils avaient pu constater la présence d'éléments arrondis ou un peu ovalaires, souvent enkystés, situés fréquemment au centre de globes épidermiques, et présentant une grande analogie avec les coccidies du . foie de lapin et avec celles qui venaient d’être signalées par M. Darier dans la psorospermose folliculaire végétante.
Bientôt M. Darier (2) apportait lui-même une nouvelle contribution à l'étude des psorospermoses humaines, en décrivant des coccidies dans la maladie de Paget.
La même année, Thoma (3) signalait dans des carcinomes de l'intestin, de l’estomac et de la mamelle, des figures particulières qu'il avait observées dans les noyaux des cellules épithéliales et qu'il était disposé à considérer comme des coccidies. |
En 1890, Nils Sjobring (4) décrivait dans six cas de cancer du sein, dans un cancer du foie et dans un cancer de la prostate, des parasites qu'il rangeait parmi les coccidies, ou plutôt parmi les microsporidies, dont on n’avait pas encore signalé lexistence chez l’homme ni chez les mammifères. Il a décrit et figuré toute une série de stades d'évolution des éléments considérés par lui comme parasitaires, y Compris des formes de sporulation ; mais dans aucune de ces productions il n’a pu observer
(1) Albarran. Sur des tumeurs épithéliales contenant des coccidies. (Semaine médicale, 1889, p. 117).
(2) Darier, maladie de Paget. (Semaine médicale, 1889, p. 125 et 331) et Wickmann, Thèse de Paris, 1890.(Semaine médicale, 1890, Annexes, XCVIIT).
(3) Thoma, Ueber eigenartige parasitäre Organisme bei den Epithelzellen des Carcinome (Fortsch. de med., 1889, n° 117, p. 41). |
(4) Nils Sjébring. Ein parasitärer protozoartiger Organismus in Carci nomen. (Ibid., 1890, p. 529, avec 1 pl.)
Dot
de noyau, et c’est précisément l'absence de ce noyau qui lui a fait choisir les microsporidies, plutôt que les coccidies, pour y ranger ces éléments.
Enfin, dans une période de temps plus récente, il nous
faut citer les travaux de M. Soudakewitch, auxquels M. Metschnikoft est venu donner l'appui de sa haute autorité, et ceux de MM. Podwyssozki et Sawtsschenko, Foa, Rufier, Walker et Phimmer, Adamkiewicz, Korotnefi, qui ont successivement décrit des sporozoaires dans les cancers épithéliaux.
Nous ne pouvons encore apprécier les résultats intéressants obtenus par MM. Ruffer et Plimmer, n'ayant pas employé les méthodes de technique préconisées par ces observateurs. En ce qui concerne les travaux antérieurs, il nous serait difficile de suivre chaque auteur dans la description des éléments de toute sorte qui ont été considérés comme des parasites du cancer. Il existe, en eftet, le plus grand désaccord entre les descriptions données par les différents observateurs que nous venons de citer, et la diversité des modes de préparation employés dans ces recherches, la dissemblance absolue que l’on constate souvent entre les éléments dessinés par l’un ou par l’autre, l'impossibilité dans laquelle on se trouve de les comparer entre eux, ne permettent pas actuellement de porter un jugement impartial et définitif sur la valeur de ces constatations, si nous laissons de côté quelques travaux dans lesquels on a pu facilement reconnaître les erreurs commises par leurs auteurs.
On peut seulement affirmer que la plupart des nombreux travaux ayant pour but de démontrer l’origine . psorospermique des cancers, n’ont en aucune façon réussi à entrainer la conviction générale, et les choses pourront
même en rester là, tant qu’une démonstration expérimentale, jusqu'ici tentée sans succès, n'aura pas donné la preuve scientifique de la nature parasitaire des éléments au. sujet desquels on a jusqu’à présent beaucoup discuté sans aboutir à une solution tout à fait évidente.
C'est qu’en effet, en opposition avec les assertions des défenseurs de la théorie psorospermique du cancer, il existe toute une série de travaux dans lesquels des observateurs des plus habiles, parmi lesquels il nous suffira de citer MM. Cornil, Schütz, Ribbert, Fabre-Domergue, ont soigneusement étudié les formations décrites comme parasitaires et les ont considérées soit comme des éléments du tissu épithélial à évolution spéciale, soit, dans d’autres cas, comme des transformations des globules rouges ou des leucocytes, soit
encore comme des formes irrégulières de divisions indi-
rectes de cellules épithéliomateuses.
M. Borrel (1) (de Montpellier) a été l’un des premiers à s'élever contre l’interprétation parasitaire donnée à certaines figures que l’on rencontre dans les épithéliomes, et
qu’il a décrites comme étant soit des éléments en voie
de dégénérescence, soit des éléments du tissu épithélial à évolution spéciale.
Schütz (2), qui a étudié les modifications cellulaires que lon rencontre dans le carcinome, insiste sur ce fait que certaines formes amæboïdes, signalées notamment par Nils Sj‘bring, se comportaient vis-à-vis des colorants comme des globules rouges du sang, et, sans affirmer cependant que les formes décrites comme parasitaires soient le résultat
(1) BorreL. Sur la signification des figures décrites comme coccidies dans les épithéliomes. (Arch. de méd., expérim., 1890, et Semaine Médicale, 1890, p. 476).
” (2) Schütz. Ueber die Protozoen und Coccidienastigen mikroorganismen in Krebszellen, (Münch, med, Wochensch., 4890, n° 5),