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plète, basée sur d’autres expériences actuellement en cours
d'exécution, nous permettra peut-être de ranger parmi les productions inflammatoires d'origine microbienne.
Dans une autre série d'expériences, effectuée cette fois chez le chien (Voir Expér. LXXvI et suivantes), nous avons obtenu expérimentalement avec des tumeurs développées spontanément dans le vagin d'une chienne, le développement de tumeurs douées également d'un caractère indiscutable de tendance à la persistance et à l'accroissement indéfini. Depuis cette expérience, nous avons pu continuer à reproduire en série cette affection, : que nous étudions encore en ce moment. Dans l’une des observations que nous possédons sur cette affection expérimentale, nous avons même pu trouver dans les deux testicules du chien, infecté expérimentalement, des noyaux néoplasiques,. dont l'existence nous parait difficilement devoir être rapportée à une simple coïncidence.
Quant à la structure de la fumeur qui a été le point de départ de cette série heureuse, et qui s’est reproduite d'une facon uniforme, dans les tumeurs expérimentales obtenues au moyen de la première, nous devons dire qu'elle n'a aueun caractère épithélial, et présente indiscutablement une grande analogie avec les tissus d’inflammation simple.
Là encore, malgré tout l'intérêt qui peut s'attacher, au point de vue de la pathologie générale des tumeurs, à l'étude de ces productions expérimentales, que nous étudions actuellement et qui Sera pour nous l'objet d'une publication ultérieure, nous devons, pour le moment, laisser de côté ces résultats, encore incomplets d’ailleurs, et ne se rattachant pas directement à l’évolution des cancers.
Dans nos essais infructueux de transmission de cancer sur les animaux de même espèce, nous avons cherché à
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inoculer de différentes façons, chez des chiens, un épithélioma pavimenteux à globes épidermiques, en tout semblable à ceux qu'on observe chez l’homme, et deux épithéliomas kystiques de la mamelle: ces trois tumeurs provenaient de l’école d’Allort, et avaient été enlevées quelques heures auparavant. Dans d’autres cas, nous avons eu en notre possession des animaux atteints de cancers épithéliaux, notamment un chien porteur d’un épithélioma pavimenteux tubulé de la région sus-auriculaire et plusieurs chiennes atteintes de cancer épithélial mammaire.
En prélevant sur ces animaux vivants des fragments de tumeur destinés aux inoculations sous forme de greffes placées en différents points du corps et dans différents organes ou sous forme d'’injections intraveineuses, après broiement des fragments dans des liquides stériles, nous avons réalisé les meilleures conditions que l’on puisse désirer lorsqu'on veut inoculer des tissus frais. Dans d’autres cas, au contraire, nous avons cherché à diriger nos expériences dans le sens indiqué par M. Metchnikoff qui, ainsi que nous l'avons déjà rappelé, conseille d'entreprendre les inoculations de cancer, non pas avec des pièces fraiches, mais bien avec des tissus ayant séjourné pendant un temps plus ou moins long en dehors de l'organisme, se fondant à ce propos sur les analogies qu’il admet entre le cancer et la psorospermose du lapin (1).
Malgré les soins que nous avons pris, en choisissant surtout, comme sujets d'expérience, des animaux âgés ef en variant le plus possible les procédés d’inoculation, nous n'avons même pas observé, en aucun cas, la persistance et l'accroissement des tissus cancéreux transplantés.
(1) Metchnikoff, Ann. de l'Institut Pasteur, 1892, n° 2, p. 159,