CONCLUSIONS
D'après nos résultats et ceux de nos prédécesseurs, nous croyons pouvoir conclure que les néoplasmes cancéreux ne sont pas transmissibles de l’homme aux animaux ou d'une espèce animale à une autre espèce.
Pour ce qui est de la transmissibilité du cancer d’un animal de la mème espèce, malgré les nombreux insuccès obtenus par tous les expérimentateurs et par nous-même, l'existence des quelques faits positifs que nous avons cités plus haut doit nous empècher d'en nier la possibilité, quoique l'on soit en droit de réclamer des faits nouveaux à l'appui de ces derniers, si l’on tient compte des réserves que nous avons formulées. En tout cas, si les cancers sont transmissibles, dans une même espèce animale, d’un individu à un autre, c'est-à-dire si, en un mot, les cancers sont contagieux, dans une même espèce, la contagion ne paraît s'effectuer que dans des cas très rares, lorsque, sans doute, on trouve réalisées des conditions de réceptivité spéciale sur lesquelles nous n'avons actuellement aucune notion précise. Les résultats de l'expérimentation chez les animaux sont d’ailleurs d'accord avec les résultats négatifs qu'avait obtenus Hibert en s'inoculant à luimème et en inoculant à quatre autres individus sains des produits cancéreux.
Les défenseurs de la théorie psorospermique du cancer peuvent objecter, à propos des insuccès fournis par les
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