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de leur côté, croyaient avoir découvert le microbe du cancer. Domingos Freire, en particulier, n’avait pas seulement obtenu des cultures d’un microbe du cancer et produit chez le cobaye du cancer encéphaloide par l’inoculation de ces cultures ; il était parvenu à conférer aux animaux l’immunité contre le virus cancéreux, à l’aide d’un virus atténué par le passage au travers d'organismes d’oiseaux !
D’autres expérimentateurs, il est vrai, n’obtenaient pas les mêmes, succès, et, parmi ceux qui, cherchant à isoler des microbes dans les tumeurs malignes, n’ont eu que des résultats négatifs, nous devons surtout citer Ballance et Shattock, Pfeiffer, qui s’attache à montrer que le bacille déerit par Scheuerlen n’est qu’un saprophyte vulgaire; Baumgarten, qui considère ce même microbe comme n'étant autre qu’un bacilie de la pomme de terre ; Senger, qui, avec des cultures préparées par Scheuerlen, n’a jamais rien obtenu chez les animaux.
Nous avons nous-mêmes eu souvent l’occasion de faire, en nous entourant de toutes les précautions possibles, des prises au centre de tumeurs iraichement enlevées et non ulcérées et jamais nous n’avons obtenu la moindre culture après ensemencement sur bouillon, sur gélese, ou sur gélatine.
Dans quelques cas, au contraire, où il s'agissait de néoplasmes, soit ulcérés, soit enlevés depuis quelques heures ou encore recueillis après la mort, nous avons pu constater le développement de cultures, dont les inoculations aux animaux n'ont d’ailleurs jamais rien produit. Nepveu (1), en signalant en 1872 des microbes dans des tumeurs étudiées par lui, avait d’ailleurs déjà considéré leur rôle comme secondaire et nullement pathogène.
© (1) Castueil. Th. de Paris, 1894.