‹ Des origines slavesChapitre 12 sur 22 · ORIGINES ILLTWENNES ET POLONAISES · texte numérisé non relu

ORIGINES ILLTWENNES ET POLONAISES

haut la renommée du nom croate. Aussi le terme commun dont se serrent les auteurs grecs pour désigner Tune et r autre coutrée est-il celui de fiêyâiXti ^ eunrpui XpvCarti, ia Croatie grande ou blanche. Cette Taste r^ion, d'après Constantin porphyrogenète, était située derrière la France orientale ou la Saxe et la BcerytCapeia (Bavière), à trente journées de la mer Noire. Elle se trouvait ainsi exposée de trois côtés à rinvasion des Francs ou Allemands, des TurciB on Maghyars et des Petcheneghes. Ses seuls alliés, con* tinue Fauteur grec, étaient les Serbes blatics ou Bo&r, (Bohèmes?), peuple païen établi sur un ileave noainié AfT^/icif ou B«rrAa. Comme on le Toit, le yague eitrôme de ces indications rend bien difficile de déterminer avec précision les limites de la Grande-Croaiiê. Il est seulement probable qu elle renfermait dans son seia Cracovie, une partie de la Moravie et de la Bobème, la Galicic avec la partie russe des Karpathes, la Ca« rinthie et les bords iUyriens du Danube. De là j'arrive à cette conclusion importante, quMl est imposable d'assigner des limites et une existenoe distincte aux trois plus anciens peuples slaves., illyrien, be« hème et polonais. La nature a rendu leurs destinées tellement inséparables, que tous les historiens eont obligés de confondre à Torigiiie leur triple natiena- Kté en une seule.

Cette assimilation n'est pas seulefMet m fait mm» mandé par la critique moderne. Les plus anciens chroniqueurs polonais ^ ceux même chez qui reprit

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critique est encore le moins développé, ont déjà composé leurs livres d'après ce système. Un contemporain, GolembioYski , a écrit une curieuse appréciation des vieilles chroniques de Pologne/ Mais Golembiovski n'avait point songé à comparer ces chroniques primitives avec celles des autres peuples slaves, ni à séparer dans leurs récits, le côté rigoureusement historique du côté de la fiction et du mythe. J. Lelevel est venu, 8* imposant la tâche aride de remplir cette lacune : lia prétendu d'abord dépouiller les faits nationaux de tout leur entourage de noms classiques, et des réminiscences romaines de Gallus et de Kholeva. Dans ce but il partage les traditions polonaises en trois époques. Dans la première qu'il nomme poméranienne, il range toutes les histoires de guerres anciennes avec les Danois; dans la deuxième qu'il nonmie l'époque croate, il place les guerres avec les Gaulois , les Romains et Alexandre-le-Grand; dans la troisième il inscrit les événements moraves. Les traditions polonaises, d'accord en cela avec celles de l'Illyrie, prétendent qu'Alexandre-le-Grand assura par un diplôme aux Slaves la possession de tout le nord de l'Europe. Ce diplôme ratifié par Jules-César, un roi polonais le perdit dans une bataille contre les Turcs ; et ceux-ci l'emportèrent à^Constantinople où, disaient les savants de l'ancienne Pologne, il doit se trouver caché dans la bibliothèque du sérail.

* Son ouTrage a pour titre : • dMiwfpiêach poUkich, kh duchu, i t. d^ VtnOTi» laie «t i08.

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