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ORIGINES ILLYRIENNES ET POLONAISES

plus loin. Presque tous, sans excepter le savant Tchatski lui-iDème, ayant dédaigné l'étude des antiquité illyriennes, nient absolument tout contact des Slaves avec la Grèce et avec Rome païenne. On est vraiment stupéfait quand on voit le savant Lelevel jouer sur la ressemblance des deux mots Grsecia et Bhœtia; et conclure que tous les combats, racontés par les premiers chroniqueurs, entre les Slaves et les Grecs, doivent K* entendre des guerres des Croates et de leur chef Samo contre les hordes avares de la Bhétie, dont le khan aurait été à tort confondu avec Âlexandre*le-Grand. n est déplorable qu'un mode d'interprétation aussi arbitraire ait été admis par la plupart des savants en Pologne. Ainsi, dernièrement encore M. Visznievski, dans son Histoire de la littérature polonaise, cherche à établir que par le roi de Macédoine et l'armée grecque dont parle Mathieu Kholeva, il faut entendre le général romain Priscus, qui sous le règne de l'empereur Maurice en 593, brùU la capitale d'un roi slave du Danube nommé Ardagast, et poursuivit vers les Karpatiies les Slaves vaincus qui n'échappèrent, en cette circonstance, qu'en se cachant sous les joncs, et se plongeant jusqu au cou dans la fange de leurs marécages. Naturellement la même école d'historiens qui voit dans les conquérants grecs des khans avares, devait voir aussi dans les lieutenants de César des chefs barbares du septième et du huitième siècle. Aussi d'après Lelevel les guerres de Lechek contre César ne sont-elles pas autre chose que les combats des Croates

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en Dalmatie arec les Goths à demi latinisés de l'Italie. Pour réfuter un pareil système historique, il suffit de Texposer. Le simple chant populaire, malgré tous ses anachronismes, est plus près de la vérité qu une telle critique.

Voilà où en sont venus les savants slaves du nord par leur obstination à s isoler intellectuellement de leurs frères du Danube et du midi. Quant aux interprètes allemands des chroniques slaves, au milieu de leur étalage immense d* érudition, ils se livrent à des commentaires plus absurdes encore. Sans doute les premiers auteurs polonais mêlent à chaque page leurs souvenirs de T antiquité classique avec les traditions indigènes, qu ils gâtent par là d'une manière déplorable. Mais il serait possible de dégager Tun de l'autre ces deux éléments : et les lianes parasites une fois écartées, on serait étonné de voir s élever du sein des primitives ténèbres un monument d'une vérité et d*une portée ethnographique dont jusqu^à ce jour les savants ne se doutaient pas.

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WttuweË qa*îl0 ne formaient paf une race à part en Pol«fB«, Ckranment ee non» est devenu le nom national des Polonab.

Jusqu'ici ou a vu figurer successivement les trois noms de Vende, de Serbe et de Croate, comme des noms génériques portés nou-seulement par les Polo-

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