ORIGINES RUSSES
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SUVB8 Bit BCmiB.
La quatrième et dernière nation slave est la nation russe, primitiTement appelée ruthenienne, deux noms qui avec le temps en sont venus peu à peu à signifier deux peuples très distincts. Ethnographiquement, qu est-ce que les premiers Russes ou Russiens? D*où viennent-ils? A quelle région rattachent- ils leur berceau? Sont-ils ou non identiques aux Russes modernes, quelles diversités existent entre les uns et les, autres? Ce sont là autant de problèmes auxquelles historiens ordinairement ne savent faire aucune réponse, et dont nous allons tâcher de trouver la solution.
Nous attaquerons avant tout une difficulté, qui est non-seulement restée insoluble jusqu à ce jour, mais quon ua pas même encore abordée. Cette difficulté, c*cst la différence de nom, de langue, de mœurs et de nationalité entre les deux grandes soacbes russes da
muonfis fpvki$E^ ft russes. W
DOjrd fl du sud, les Rossiaiies et les Rathènes. Les aiiteors polonais et les moscovites eax-iuémes sont d*a€cord à reconnaître que ces deux noms désignent deux grands faits, deux nationalités tout-à-fait différent^. Hais uni ne sait dire en quoi Tune diffère Pfigin^llement de Fautre. Nous croyons qiuant à QQfls que les deux mots Rossianin et Rusin ne 8on| ppUemept identiques, mais que ce sont deux mots toijit-à-fait distincts de sens et d* origine.
Il nous seipble que les antiquités illyriennes peul[çnt jeter quelque lumière sur ce mystère profond. On doit se ^ouveuir de la tradition des trois frèrei} Iie]^b, Tchekb et Bus, émigrant de Flllyrie asservie ffux Romains, plusieurs siècles déjà avant Tapparition des Varseghes,* et s'en allant fonder dans le nonl trois Ci^fmps d*asile, d'où sortirent plus tard les trois gjrandes nations lekliite, tchèque et russe. Cette léf;epde, quelque mytbplogique quelle soit, n*a-t' elle a|>|M>lument aucun fondement? nous ne le croyons pç^s. Nous pensons que ce mot de rusin, en grec puê^v^ $n latin rutbenus, était un mot déjà usuel cbez les Slaves des Karpatbes et du sud, avant l'arrivée des Varœgo-Russes du nord. Comment expliquer autrement l'emploi de ce nom de Rutbèues ou Rusines pour désigner les Slaves des Karpatbes de Hongrie et même de Galicie, où ne pénétrèrent que bien des siècles plus tard, et par leurs derniers descendants, les conque* rants varœgo-russes ? Aujourd'bui encore, et jusque d|ii( Pétçr^boui|[, le mot dç Rp^sia et Rossislu est em-
ployé pour désigner tout 1* empire de Russie, y compris les races finnoise, tatare, allemande. Le mot russ, svataïaruss, désigne la souche slave, la primitive, la sainte et pure Russie.
Quel moyen donc d'arriver à quelque point de vue nouveau sur cette grande question qu'enveloppe tant d'obscurité? L'archéologue Morochkine place les premiers Ruthènes dans la Russie rouge : et il fait dériver leur nom de la rivière de Ros, affluent du Dniepre, et qu'il croit avoir déjà porté ce nom avant l'arrivée des Varsghes, lesquels n'attaquèrent la Russie rouge et la Porosie ou les rives de la Ros qu*avec le grand prince laroslav , en 1031. Nous irons chercher l'origine du mot russe bien plus loin dans le passé que ne le fait Morochkiu.
Le territoire primitif desRussines n'est pas facile à préciser. Il apparaît flottant de la Galicie à FOukraine, de Léopol à Kfiœv, des bords du San et da Bug aux. bords du Dniepre et du Pruth. En un mot, les boulevards historiques de ce peuple sont les versants orientaux et septentrionaux de la longue chaîne des Karpathes. LesRuthéniens paraissent donc adossés aux mêmes montagnes où s'adossèrent, par le côté opposé, l«s premiers Illyricns et les Tchekhs. Mais par quel chemin les montagnards de Ruthénie sont-ils arrivés sur leurs hauts plateaux? Ils n'ont pu y monter que par deux chemins ; en venant du Danube, ou en arrivant des Stepes de la mer Moire.
Ceux qui confondent les Russ^ avec les Raibé*
niens, font arriver ces deruiers de la iner Noire, ils les regardent eu conséquence comme uue brandie postérieure, détachée par émigration de la souclie russe du Volga, d*où elle s* étendit peu à peu jusqu'aux Karpathes galiciens. Chafarjik, qui partage tout à fait cette théorie des savants de Pétersbourg, cherche pour r appuyer des traces de slavismc parmi les peuplades autochtones des vastes et incultes contrées que les anciens Grecs désignaient sous le nom vague et indéterminé de Scythie. Trois de ces peuples lui pa-» raissent porter une empreinte slave : ce sont les Badines, les Neures et les Scythes laboureurs, trois peuples que mentionne déjà Hérodote, voyageant parmi les colonies grecques du Pont-Euxin, quatre siècles et demi avant Jésus-Christ. Quelque obscurs et indécis que soient les témoignages au sujet de ces trois peuplades, il est certain quelles présentent dans leurs mœurs et dans leur genre de vie un antagonisme frappant avec les nations scythiques. Ces nations ou plutôt ces hordes de soldats, hahituées a parcourir la stepe avec leurs charriots et leurs troupeaux avaient dans leur caractère quelque chose d'essentiellement hostile à T agriculture et à la vie sédentaire qui distingue au contraire les peuplades dont nous parlons. Entre ces deux classes de tribus, si différentes pour le genre de vie, il y a donc nécessairement différence de race.
Il est vrai que les Grecs donnent à ces hordes errantes de la Sçythie primitive uue foule de noms^
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19S LE MOIfDS SLAVC.
La puissance de ce peuple dura assez pour valoir aac Karpatbes le nom m AlfîMha&iatnxtiB que leur donne la table de Peutioger. Ces Bastames occupaient précisément les contrées qui sont aujourd'hui la Buthénie ; et il est remarquable que sur ces mêmes Alpes, auprès des Bastames la table romaine de Peutinger inscrit le nom Fenadt Sarmalœ^ les Venèdes Sarmates. Or, en remontant dans rantiquité, depuis Tépoqne des Césars où cette table fut rédigée jusqu'à l'époque des plus anciens écrivains grecs, on retrouve eonstiBunent sous mille formes le nom de Venèdes à la même place, entre les Karpatbes et le Danube. Il est probable que ces Yendes-là, ancêtres des Bulbeniens d* aujourd'hui étaient sujets des Bastames; puis ceux-ci ayant été subjugés par les Goths, les Vendes passèrent sous l'esclavage gothique. Mais cet événement est déjà postérieur à l'ère chrétienne; quant à l'existence d'une nation slave nombreuse en Scytbie c'est-à-dire au-delà du Dniepre, avant Jésus-Christ il n'en existe aucune preuve.
Chafarjik nous montre, il est vrai, ses Budines et ses Neures placés par Hérodote au centre des Scythes nomades avec lesquels ils font par leurs moeurs sédentaires et ngricoles le plus frappant contraste. Mais admettant même que ces peuples aient été slaves ao temps d' Hérodote, et que les Karpatbes aient d^à été assez pleins d'habitants pour pouvoir envoyer jusque vers le Volga des colonies de laboureurs, Thia- U^re s'oppose à ce qu'on admette que ces colonies
aient conservé leurs mœurs et leur langue slave jwq[n'aprè8 l'ère chrétienne. En un mot, on ne saurait admettre que les Slaves avant Tère chrétienne aient été dans la Scythie autre chose que des colons en terre étrangère. Ce n*est donc pas là qu'on doit, comme le font malheurc;psement tant de slavistes, diercher ni la Slavie en général, ni le berceau d'aucune nation slave en particulier, ni par conséquent le berceau des Busses.
Nous allons tâcher, et nous espérons réBashr à prouver avec évidence que les Buthéniens et atee an les Busses ne viennent point de l'Asie par le Caucase^ mais qu'ils ont une origine toute européenne, qu'ils sont venus du Danube et des Karpathes et qu'ils se sont étendus en Bussie par la Pologne.
DU BERCEAU EARfATSIQUE ET POLONAIS DES RUTR^NIENS.
Il faut descendre vers le moyen-âge jusqu'à Procope et à Jomandès, pour trouver les premiers témoigua* ges certains de la présence des Vendes ou Slaves dans la Scythie proprement dite; encore est-ce dans la Scythie hyperboréenne ou sarmatique, c'est-à-dire dans la primitive Pologne. Ab ortu Vislulœ fluminU per immensa spatia Vinidarum natio populosa^ dit Jomandès. Puis le même écrivain, parlant de la se» conde branche des Slaves qu'il appeUe Antes, ajoute : uluri^n ai ieptentrianem habetU Àntarum popuU
f94 LK MONDS'SUVS.
infiniti, Procope tient le même langage ; il placç verf le nord et le nord-ouest Tinnombrable race des Autes {sùini ra XvruuafAerpa). Mais le loug du Volga et dans tout ce qui est la Moravie actuelle, Procope ne mentionne aucune tribu vende. C'est d'après lui I9 séjour des Huns, des Ogres et des Uturgures, auparavant nommés CimmérienSj dit-il, et qui bordent i^ la fois la mer d'Azof et la mer Noire. Jornandès confirme ici Procope ; car décrivant le pays de ce qu'il appelle les Slavines et les Antes, il dit : a Les demeures des Slavines s'étendent depuis la ville de Novietunum et le lac Husianus jusqu'au Dniestre, et vers le nord jusqu'à la Vistule. Les forêts et les marécages leur servent de citadelles. Les Antes, au contraire, les plus braves de toute la race, ont leurs sièges là où le Pont-Euxin forme un golfe, du Danastrus ou Dniestre jusqu'au Borysthène ou Dniepre, sur un espace de plusieurs jours de route. » C'est là qu' habitent encore aujourd'hui les Butbéniensde la Russie, les plus avancés vers Torient. Mais par derrière et à l'occident de ceux-ci, il y en avait d'autres adossés aux Earpatbes qui, forts de leurs positions montagneuses, occupaient d'un côté la Dacie et toute la rive gaucbedu Danube, où ils soutenaient contre les Romains et les Grecs une lutte incessante, tandis que leurs frères de l'autre versant des Karpatbcs, longeant la Vistule, et fuyant la servitude germanique, s'en allaient chercher la li-> berté dans les solitudes hyperboréennes où ils bâtissaient Pskov et Novgorod. Mais dans ce nord enoor(|
ORIGINES BOHÈMES ET ftCSI^ES. 49tl
vida d'habitants, ils rencontraient déjà des tyrans dans les Scandinaves et les Goths.
A force de s'étendre, Tempire gothique fondé sur les ruines de tous les états scythiques et sarmates, finit ai^ssi par englober dans ses frontières la plus grande partie des pays slaves. Jornandës, après avoir décrit les diverses régions et peuplades de la Slavie, ajoute : « Quoique tous ces peuples soient anjourd'hni déchainés, et que Dieu se serve d'eux maintenant pour punir nos forfaits, pourtant jadis, sous le règne de notre grand Ërmanricb, ils nous étaient tous soumis. » En effet, la domination des Goths sur les Slaves parait s'être étendue jusque dans la Hongrie, embrassant tous les Karpatbes et les deux rives du Danube. La domination de plusieurs siècles des Goths sur les Vendes avait fini par amener des croisements de race entre eux et les indigènes du Danube et de la Yistule. Il en était résulté des populations mixtes, parmi lesquelles on doit citer les terribles Vandales, mélange de Vendes etd'Alains, c'est-à-dire de Slaves et de Germains. Aussi les Vandales nous montrentils daus leur histoire des traces nombreuses de sIih visme. Les Vandales se précipitent à la fois et de la Baltique et du Danube sur l'empire romain. Àirâon {Hiêloria Francorum) leur donne pour chef Crocus ou Croc, nom ignoré des Germains et des Allemands^ mais qui est resté jusqu'à ce jour populaire chez tous les Slaves de Hongrie, de Bohème et de Pologtie oè on lui attribue la fondation de Cracovie,
496 iï MONDlfiUYS.
Il paraîtrait qae ce Crocus fat le premier barbare qui à la tête des hardis Vandales {cum génie Fandulorum junetis quoque Suevis^ dit Aimon) montra aux peuples du nord le chemin qui menait à Rome et aux trésors du midi. Crocus trarersant la Germanie, en- Tahit la Gaule en 264. Après avoir dévasté Mayence, pris Metz d'assaut, martyrisé Tévéque de Reims, saint Nicaisse, livré Clermont et Besançon aux horreurs du pillage, Crocus assiège enfin Arles, la capitale des Gaules romaines, sous les murs de laquelle il est battu et pris, et expire dans les tortures ; et son armée est dispersée. De tout cela 1* historien Fauriel ne dit pas un mot; les chroniques gallo-latines d'alors qui ne connaissaient hors de 1* empire romain que des Germains, font de ce Crocus un l'euton, comme les Slaves actuels, à cause de leur voisinage de F Allemagne, font de tout étranger un Niemets ou un Chvaba. Il n'en est pas moins vrai que ce nom de Croc n'a rien d'allemand ; aussi Aventiuus (Histaria Aotorum) parlant d'un second Crocus, l'appelle-tril roi des Vendes. Jusqu'au dernier roi des Vandales, Gelimir, qui fut conduit captif par Belisaire au pied du trône de l'empereur grec, on voit constamment des radnes slaves percer dans les noms de leurs héros. Encore aux quinzième et seizième siècles les chroniqueurs tchekhs avaient l'usage de dire les Vandales on Serbes.
Enfin la domination gothique dans les Karpathes eut un terme. Les Huns, devenus les seigneurs et les
veDgeurs des Slaves de la plaine, pénétrèrent dans ces montagnes où ils commencèrent contre la race teatone, nne des luttes les plus grandioses que présente r histoire du monde. La chute des Goths sous les conps d'Attila fut aussi profonde que leur ambition avait été haute et grande. A la conquête hunniqne qui passa et disparut comme une tempête, succéda pour les Slaves des Karpatbes la conquête obre ou avare. Venus du Volga en Dacie an sixième siècle, les Obres pénétrèrent en Hongrie, sans doute par les gorges transylvaniennes du Bothenthnrm ou par le défilé galicien de Dukla ; une fois maîtres de la Slovakie oa haute Hongrie, ils y établirent leur quartier-général ; et c'est de là que pendant denx cent cinquante ans ils ne cessèrent d'exercer dans toute T Europe orientale les plus horribles dévastations. Nestor de Kiiœv reproduit les souvenirs des Buthéniens de son temps sur la manière dont leurs ancêtres avaient été traités par les Obres. a G* est, dit-il, sous le règne d'Héra* clius, que les Obres attaquèrent les Slaves, à corn» mencer par les Dulïebes, placés entre le Styr et le Bug; et ils les réduisirent à un tel esclavage que quand un Obre voulait monter dans son charriot, il n'y attelait ni chevaux ni bœufs, mais dnq ou six femmes doultebes par lesquelles il se faisait traîner. » Ainsi c'est par la Buthénie, c'est en passant sur le corps des Slaves ruthéniens que les Obres ou Avares purent entrer en Europe et y exercer leurs longs lavages.
498 LB MONDK SLkXt.
Aux Obreft succèdent le» Bulgares, venus également du Volga, comme tous les ravageurs qui les ont précédés, et ceui qui doivent les suivre. Les Bulgares, comme les Obrés, commencent par s* emparer de la Dacie alors tout à fait slave ou ante; et avec le secours de ces Antes, ils envahissent de toutes parts les provinces grecques. Durant le long règne de Justinien, il ne s* écoula pas une année sans que 1* empire eut à endurer quelque nouvelle invasion de barbares du nord. C'est alors (vers Tan 532) qu'une armée grecque conduite par le Teuton Chilbud, chez les Slaves du Danube, j disparut tout entière. Une ambassade de Justinien en 546 va offrir aui Antes libres de la Dacie comme gage de paii la ville de Turris, bâtie par Trajan, à la condition qu'ils barreraientle chemin delaGrèceaux Huns et aux Bulgares. L* offre ne parait pas avoir été acceptée : cependant on continue do voir des légions vendes et antes à la solde byzantine, combattre en Italie contre les Goths et même en Asie contre les Turcs. En 555 on signale même deux généraux antes, Vsehrad et Dobrohost, fameux par leur courage, et qui conduisent contre les Perses la flotte et Tarmée des Grecs. Les marins antes ou vendes étaient alors redoutés dans toute la mer Noire, à tel point que les traditions gothiques donnent à leurs héros le nom d* Antes, et attribuent ft ces êtres merveilleux tout ce qui sur la terre excite leur admiration. Tels furent les pères des Cosaques actuels. I^s Obres et les Bulgares vinrent enfin écUj^èer
gloire des Antes de la Dacie et du Pont-Euxin, tandis que d* autres nomades également venus du Volga sous le nom de Kozars s'avançaient vers Toccident par la stepe, longeaient la Crimée et pénétraient en Ukraine où ils soumettaient les indigènes nommés Polanes à un tribat d*une peau d* écureuil pour chaque fojer. L*époque précise de Finvasion des Eozairs chez les Slaves est inconnue ; Nestor pense qu'elle eiit lieu avant l'arrivée des Yarœghes, ainsi vers le commencement du huitième siècle. Les Kozars étendaient leur empire du Dnieprejuf^qu' au Don qui les séparait des Petchene^hes et où ils avaient leurs principaol camps, parmi lesquels les Byzantins signalent le fort de Sarkel, qu'ils disent signifier château blanc (eunrpov otnrttHy), En effet, dans la langue des Tchuvaches, chore-kill signifie encore aujourd'hui maison blanche. Sarkel était déjà en ruine dès le treizième siècle, et on n'en voit plus maintenant que des débris qui échappent à Toeil, sous le nom russe de Bielaïa-vieja, la tour blanche, dans les Stanitsas kosakes.
Ce furent les aventuriers varœghes Askold et Dir, qui vinrent en 862 délivrer Riïœv et les Polanes de '-^
la domination kozare. Enfin le dernier des peuple! non slaves qu'on voit apparaître en conquérant dans les Karpathes, le peuple maghyar, vient encore du Volga où il s'était tenu caché et inconnu jusqu'à son arrivée parmi les Buthéniens et les Serbes de la Pan* nonie.
D'après tout èe qu'on vient de dire, n'est-il pas
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évident que le bassin du Volga, patrie des Hong, dei Obres, des Bulgares, des Kazars, des Petcheneghes, des Jtlaghyars et de tous les peuples issus du croisement des deux grandes races turque et finnoise, ne saurait être en même temps le berceau de la raèe slare? Aucun auteur ancien ne nous montre des Slaves sur le Volga, ni à 1* orient de ce fleuve : tous au contraire nous les montrent en permanence sur les Karpatbes et le Danube. Nous en concluons qu*il est contraire à l'histoire de cfaercher en Scytbie le berceau des Slaves russes; il faut nécessairement le diercher soit dans Tlllyrie danubienne, soit dans la P<dogne de la Vistule. Entre ces deux points de départ il est sans doute bien difficile de préciser quel fut le premier. Sans prétendre résoodre le problème, nous tAcberons d*y jeter au moins quelque lumière.