‹ Des Ossifications de la dure-mère: Leurs rapports avec la grossesseChapitre 15 sur 23 · LOUE · texte numérisé non relu

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Déjà depuis longtemps on a remarqué que les femmes mortes en couches présentent fréquemment des ostéophytes à la face externe et surtout interne du crâne.

Cette question a été étudiée dès 1838 par Rokitansky. En 1844, leur étude fut reprise par deux internes de la Maternité, Ducrest et Moreau. Le premier en fit l'objet de sa thèse inaugurale ; le second annexa à sa thèse sur la fièvre puerpérale une note où il donna une excellente description des ostéophytes crâniens.

Ducrest pratique l'examen de 231 femmes mortes en couches : 90 d’entre elles présentaient des ostéophytes. Au contraire 71 crânes d'hommes ou de femmes choisies en dehors de la grossesse n’ont donné lieu à aucune découverte d’ostéophyte crânien.

Ducrest (1) montre que : « Parvenues à un certain degré de consistance et d'épaisseur les plaques se composent de deux couûches, l’une mince, compacte en rapport avec la dure-mère, l’autre plus épaisse, celluleuse et analogue au tissu spongieux de l'os. Une coupe exécutée sur la voûte du crâne offre alors cinq couches distinctes, trois de tissu compact et deux de tissu spongieux. Tout se réduit à une lame de tissu compact surajouté au crâne, lorsque l’ostéophyte n’a que peu d'épaisseur, quelle que soit d’ailleurs sa consistance. »

Dans la majorité des cas la dure-mère est respectée. En tout cas l’ossification n'y paraît qu'accessoire : « Les plaques molles et peu étendues adhéraient moins à la duremère qu'au crâne, sur lequel elles demeuraient appliquées

(1) Quelques recherches sur une production osseuse trouvée dans le crâne des femmes en couches. Thèse de Paris, 1884, p. 40.

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