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OBSERVATION I

(Lannelongue. Mémoire sur l'ostéomyélite. 1879. P- 1 63) Ostéomyélite de l’os iliaque. Mort.

Fille de 1 1 ans. — Pas d’ante'ce'dents scrofuleux ou rhumatismaux. En apprentissage depuis deux mois, travaille debout et se fatigue.

Début de la maladie le 18 septembre, sans cause, par des douleurs vives à la fesse gauche.

Le lendemain 19, accroissement de la douleur et fièvre violente.

Entre à l’hôpital le 2 octobre.

Abcès sous périostique considérable de la fesse gauche, ouvert le 14 octobre.

ier novembre, perforation spontanée de l’os iliaque reconnue, permettant d’arriver avec un stylet dans la fosse iliaque interne où existait un second abcès sous-périostique.

Plus tard, phlébite dans la veine iliaque remontant jusqu’à la veine cave, œdème considérable des membres inférieurs. Frissons répétés.

Mort le 20 Décembre.

Autopsie. — Dénudation de l’os iliaque dans la partie correspondante aux deux fosses, trépanation spontanée et infiltration purulente du tissu spongieux de cet os : pus et lésions secondaires dans l’articulation sacro-iliaque.

(1) De la Sacro-coxalgie , Th. d’agrégation, 1872.

Ostéites péricotyloïdiennes. — Les Ostéites péricotyloïdiennes sont assez fréquentes. Souvent elles sont prises pour des coxalgies. Leur forme la plus commune est la forme chronique ou tuberculeuse.

L’affection a un début insidieux : l’enfant boîte d’abord quand il est las; plus tard, dès qu'il marche; sa claudication est moins prononcée que dans la coxalgie, et l’amplitude des mouvements qui se passent dans la colonne lombaire est moindre, l'articulation de la hanche conservant une certaine mobilité. Quand on couche l'enfant sur un lit pour l’examiner, on est surpris de constater cette mobilité malgré la claudication. Quelquefois l'inflammation ayant déjà influencé l’articulation elle-même, ou plutôt les mouvements suscitant plus de douleur, la mobilité ne revient que dans le demi-sommeil du début de l'anesthésie. Quand l’analgésie est plus complète les mouvements articulaires se font avec une extrême souplesse.

Les douleurs spontanées sont peu vives Peu d’enfants se plaignent de la douleur au genou, si fréquente dans les vraies coxalgies.

Les abcès sans réaction inflammatoire ont un siège différent suivant l’origine du pus : mais ils se montrent le plus souvent dans la gaine du psoas ou dans la fosse iliaque externe sous le fessier, au-dessus et en arrière du grand trochanter ; que l’inflammation se propage à l’articulation : une coxalgie secondaire est constituée.

M. Fochier, chirurgien en chef de la Charité, nous a montré, alors que nous avions l’honneur d’être son

interne, plusieurs cas de ces pseudo-coxalgies. Les deux observations suivantes ont été prises dans son service.

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