‹ Des ostéites du bassinChapitre 34 sur 49 · OBSERVATION XXIX · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXIX

Recueillie dans le service de M. D. Molliere.

Ostéite de la branche descendante du pubis. Extraction d’un

SÉQUESTRE. GuÉRISON.

Pierre-Marie Champagnon, âgé de 24 ans, cultivateur à Mornant, reçu à l’Hotel-Dieu de Lyon, le 19 novembre 1882, entre pour un kyste synovial du poignet.

Il présente en outre une fistule dans le sillon génito-crural droit, à peu près à égale distance entre le pubis et l’ischion. Cette fistule date de 1870, et succéda à un abcès développé à cette époque sans cause appréciable. Le malade n’avait pas reçu de coup, n’avait jamais eu d’affection uréthrale. Un stylet introduit dans la fistule conduit sur la branche descendante du pubis, où l’on sent un petit séquestre.

Le 4 décembre 1882 on enlève avec des pinces hémostatique ce petit séquestre qui a le volume d’un pois. Le 5 et le 6, dilatation de la fistule avec la laminaria. Le doigt introduit dans la fistule ne sent plus de point osseux nécrosé. Drain et lint. Le malade partie 12 décembre.

Une lettre du mois de juin nous apprend que sa fistule était complètement fermée quinze jours après sa sortie de l’hôpital.

L’intérêt de cette observation est dans le résultat immédiat de l’intervention : l’extraction d'un petit séquestre amène en quelques jours la cicatrisation d’une fistule datant de i3 ans.

Sur le sacrum, nous avons signalé comme siège fréquent d’ostéite juxta-épiphysaire la face postérieure de l’aileron en dedans de la facette auriculaire. Nous avons indiqué à notre anatomie pathologique une pièce où Ton voit un petit séquestre mobile dans une cavité située en ce point. L’observation suivante montre la même lésion sur le vivant. L’extraction du séquestre a été faite dernièrement, et la malade est en voie de guérison.

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