FRÉQUENCE SUR LES DIFFÉRENTS MÉTACARPIENS
ces dernières. L'accord n'existe pas quant au classementdes cinq métacarpiens par ordre de fréquence sur chacun d'eux des lésions bacillaires, car, à côté de Goetz et de Brezzi qui mettent en première ligne, l'un le 3°, l’autre le 1% métacarpien, Petitjean et Chalier ont trouvé le 1%, le 2 et le 3%, figurant sur les registres de Nové-Josserand, pour un même nombre d'observations. Gangolphe dit que le 3° métacarpien est le plus fréquemment atteint, avec la première phalange du médius.
La statistique générale que j'ai donnée plus haut, classe ainsi les métacarpiens, par ordre de nombre décroissant de leurs lésions : le 2, le 1®, le 3°, le 5° et le 4. En étudiant les tableaux de fréquence des localisations aux pièces métacarpiennes aux différents âges (p.5),j aiconstaté que lesrésultats fournis parle groupement des cas répondant aux 3°, 4°, 5° et 6° années,ne concordaient pasavecceux donnés parle groupementdesobservations des 11°, 12°, 13° et 14° années, extrêmes également de la statistique. Le classement des métacarpiens, d’après le nombre des lésions observées sur chacun d’eux, est, dans la première période, le suivant:
Détiénies ts u a0 23 localisations.
PLÉMIBT See EN 0 15 Éinqiieme.s 2 2 42 — POSER LE LES 10 — Out mMeN Er ue ee: 7 — Tandis que l’on obtient pour la seconde :
Quatrième métacarpien.. 7 localisations.
PRIOR ME RL man à 4 — Lroisteme tas ET RS — Premier ie 777 . 3 — Deuxième. 11.10! Pi CIO | —
Ce deuxième tableau représente presque exactementle renversement du premier. Il semble en résulter la fréquence inégale des localisations bacillaires sur une même pièce osseuse, suivant ies phases de sa vie physiologique. Je préciserai ici pour les métacarpiens, cette démonstration générale qu’il serait intéressant de vérifier pour les autres pièces
du squelette.
28 ÉTIOLOGIE
J'ai étudié, après leur développement depuis leur apparition jusqu’à la naissance, la croissance des métacarpiens de 3 à 15 ans. J’ai relevé sur des radiographies de mains saines, faites à Berck, par M. leD' Calvé, et obtenues après application des mains au contact de la plaque, dans une extension complète et après centrage précis, les longueurs des métacarpiens aux différents âges. Je ne veux donner à ces chiffres qu'une valeur relative, par suite de la déformation dont je ne contesterai pas la possibilité, bien que je la croie minime dans ces conditions, et je ne les utiliseraique pour établir certains rapports entre eux, qui ne pourront être récusés, puisqu'ils portent sur des éléments soumis tous aux mêmes conditions. Après avoir groupé les résultats obtenus, par année. et avoir établi, pour chacune, une moyenne, voici, en ce qui nous intéresse ici, ce que j'ai constaté : L'accroissementen longueur des métacarpiens, se fait suivant un schéma qui se retrouve sur toutes les mains; la marche de l’allongementdes pièces osseuses peut être plus ou moins actif suivant les sujets, mais garde certains caractères constants et n’est pas livrée au hasard; il y a persistance chez les différents enfants des proportions d’allongement des pièces entre elles.
Ces pièces ne croissent pas, de 2 à 15 ans d’une façon
égalementcontinue. Certaines d’entre ellescommencent leur développement plus tôt, et l’achèvent alors que celui des pièces apparues et développées plus tardivement, se fait encore. J'ai relevé, pour préciser les données précédentes, les détails suivants (1) :
Le deuxième métacarpien est celui dont le point diaphysaire apparaît le premier. C’est aussi celui qui acquiert le premier son point épiphysaire et le développement des deux points se fait avec une activité très marquée. De 3 à 5 ans Za diaphyse passe de 27 à 30 millimètres et cet allongement se poursuit jusqu’à 12 ans. De 12 à 15 ans au contraire, il cesse presque complètement, et le métacarpien semble avoir atteint sa longueur diaphysaire que modifiera peu désormais, l’activité ralentie de la zone dia-épiphysaire.
(1) 11 s’agit ici de longueurs diaphysaires.