FRÉQUENCE SUR LES DIFFÉRENTS MÉTACARPIENS
Le premier acquiert son point épiphysaire assez tard, vers la 4° année, alors que celui du 2° apparaît très nettement sur lés radiographies, au cours de la 2°, ou au commencement de la 3 année, beaucoup plus tôt, par conséquent, que ne le disent les traités classiques. Son allongement diaphysaire de 3 à 5 ans est de 2 millimètres ; sa diaphyse passant de 17 à
19 millimètres. Il se prolonge jusqu’à la 15° année au moins,
avec une activité surtout marquée jusqu’à 8 ans; de 12 à 15 ans, 1l croit encore de 4""5.
Le troisième apparaît presque en même temps que le 2° par son point diaphysaire et par son point épiphysaire. Son développement est très comparable à celui du 2°, mais se prolonge plus longtemps, et de 12 à 13 ans, le 3° métacarpien s'allonge encore de 175.
Le cinquième, dont les lésions se rapprochent par leur fré. quence de celles du premier et du troisième, se développe avec une activité assez marquée au début de la vie, et existant encore de 12 à 15 ans où l'os s’allonge de 4 millimètres, c'est-à-dire plus que le 3° et que le 2e.
Le quatrième se développe plus tardivement'encore que le cinquième ; de 3 à 5 ans il croît seulement de 1""5, beaucoup moins par conséquent que le 2°, qui dans le même temps s'accroît de 3 millimètres. Il constitue avec ce dernier l'extrême de la série dont les termes moyens sont représentés par les 1%, 3° et 5° métacarpiens.
Il m'a paru intéressant, quand il s’agit de la fréquence des ostéites bacillaires des métacarpiens, de rapprocher des tableaux suivants qui établissent les localisations les plus habituelles de ces lésions :
1° Au cours des 3°, 4°, 5* et 6° années: Deuxième, premier, cinquième, troisième, quatrième ;
2e Au cours des 11°, 12, 13° et 14° années : Quatrième, cinquième, troisième, premier, deuxième ; ces autres tableaux qui montrent l'ordre dans lequel ces pièces osseuses se classent, si l’on envisage l’activité maxima de leur développement diaphysaire :
1° Au cours des 3, 4° et 5° années: Deuxième, premier, troisième, cinquième, quatrième ;
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2% Au cours des 12°, 13°, 14 années : Quatrième, cinquième, premier, troisième, deuxième.
On pourrait rechercher si les faits se présentent de la méme faconau niveau des autres os, etsiles pièces dontles foyers bacillaires ont des fréquences maxima contemporaines, ne sont pas aussi celles dont les périodes actives du dévelop-
pement coïncident.
Cette conception, qui rattache le maximum de fréquence des localisations tuberculeuses à la phase de la vie d’une pièce osseuse où son activité de développement estelleaussi à son maximum, ne serait d’ailleurs qu’une forme plus précise de la pensée admise par tous et que nous avons si souvent entendu exprimer par M. Ménard, pour traduire le résultat de ses observations cliniques : « la tuber culose aime les os jeunes et, sur ces os, les points les plus jeunes ».
. PHALANGES Des poiGrs.— Elles sont inégalement atteintes, suivant qu'ils’agit des premières, qui figurent sur notre statistique pour 148 localisations, des secondes, qui s’y trouvent pour 46, parmi lesquellesil s'agit trois fois de celle du pouce, ou des troisièmes, dont les observations de spina-ventosa sont au nombre de quatre seulement. Parmi les premières phalanges, celle du pouce m’a paru le plus souventatteinte ; puis viennent celle du médius, à laquelle Piéchaud donne la première place, et, avec une fréquence vraiment très voisine, celle de l’annulaire qui pour Nové-Josserand serait plus souvent en cause que les autres. Je n’ai pas relevé, au cours de la 3° année de notre statistique, de spina-ventosa des 2° phalanges. À ce moment aussi le nombre des localisations phalangiennes est peu élevé, 13, par rapport à celui des localisations métacarpiennes, 20. On voit ce chiffre dépasser considérablement le second au cours de la 4° année, puis se rapprocher de lui, dans les années qui suivent, avec des fluctuations assez étendues. Les localisations phalangiennes diminuent de nombre à peu près parallèlement aux lésions métacarpiennes, de la première enfance vers l'adolescence. Chezles sujets de 5 à 15 ans, on peut observer, comme j'en apporterai des exemples, une forme localisée dia-épiphysaire de l’ostéite des phalanges, qui répond à celle