FRÉQUENCE SUR LES DIFFÉRENTS MÉTATARSIENS
des métacarpiens. Les spina-ventosa des phalanges unguéales s observent souvent chez les enfants jeunes, et leur siège dé prédilection se trouve au niveau du pouce qui est presque leur localisation exclusive. Les cas de spina-ventosa de phalange unguéale des autres doigts, qui figurent ici, ont été consignés sur les registres de M. Ménard; je n'ai pu en observer aucun cas; ils appartiennent à la 4° année pour deux cas, à la 8° pour un autre.
MÉTATARSIENS. — Ils sont très inégalement atteints; le 1°° figure pour 45 sur 82 localisations, dans notre statistique. Tous ceux qui ont étudié la question, donnent des chiffres analogues, ou, aumoins, affirmentlafréquence touteparticulière du spina-ventosa au niveau de cet os. Parrot l’a observée ; Gangolphe dit qu’au pied le 1° métatarsien, dans sa moitié antérieure, est un siège de prédilection du spina-ventosa, qui est rare sur les quatre derniers métatarsiens etsur les phalanges des orteils. M. Kirmisson rapproche cette constatation du rôle de soutien important dans la statique du pied qui appartient à cette tige osseuse. Je crois qu'il faut chercher l’explication de ces localisations fréquentes du côté de la structure du premier métatarsien. Elle répond, d’une facon presque parfaite, à celledes os courts (fig. 30), c'est-à dire que la diaphyse elle-même est formée de tissu spongieux abondant, avec un très rudimentaire canal médullaire qui, même apparu comme on le voit chez des enfants de 6 à 8 ans, laisse persister à la face profonde de l’étui compact diaphysaire, une épaisse couche de tissu spongieux, qui relie les gros amas de ce même tissu occupant les deux extrémités de l'os. Le 1% métatarsien m'a semblé, parmi les os longs de la main et du pied, être celui qui présente le plus complètement les caractères des faux os longs, auxquels j’attribue volontiers la réalisation du type anatomique spina-ventosa, et dont le tissu spongieux paraît offrir au bacille des conditions de développement très favorables.
Parmi les autres métatarsiens, le 4° occupe, comme le métacarpien correspondant à la main, le dernier rang de fré-
quence.
ÉTIOLOGIE