VOIE DE PÉNÉTRATION DES BACILLES
1906. — Nicoras Er Descos : J. de physiol. et path. générale, 1903, p. 910. — Varrée : De la genèse des lés. pulm. dans la T. Congr. de la T. 1905, — Soc. biol. 1% avril 1905. — CALMETTE ET GUÉRIN : Ann. Inst. Pasteur, août 1906, n° 8, Congr. de La T., 1905, I, p. 421.— Wa- TEL : Origine intestinale de la tub. pulm. Th. Paris, 1907.
Le lait bacillifère, pourrait être d’une façon générale, le véhicule des agents, Calmette a insisté d'autre part sur l’importance des poussières bacillifères apportées, de façons multiples, au contact des muqueuses digestives.
En accord avec les recherches de Weigert, la distinction est faite par Calmette (1) entre les ganglions de l’enfant à la mamelle ou des jeunes animaux, quiagissent comme des filtres parfaits, et ceux des sujets plus âgés qui sont plus perméables. Tandis que chezles premiers, l’ingestion de repas infectants détermine des lésions ganglionnaires qui peuvent guérir, si la dose des bacilles est faible et unique, ou évoluer avec une rapidité et une généralisation plus ou moins marquées suivant l'importance et la fréquence des doses ; chez les adultes, les bacilles passent rapidement dans la circulation et vont créer des lésions pulmonaires.
Si les ganglions sont des organes d’arrêt, ils sont aussi des organes destructeurs et altérants. Au bout de quatre mois après l’ingestion du repas infectant, ils ont perdu leur pouvoir d’inoculation sur le cobaye; à ce moment l'animal ne réagit plus à la tuberculine. S'il survient, alors seulement, un nouvel apport de bacilles, ces derniers sont arrêtés encore dans les ganglions et y demeurent un temps variable, parfois fort long, à l’état latent, pouvant reprendre leur activité si l’immunité cesse (Calmette). L’infection de l'enfant ne peut être comparée d’une facon absolue à celle des animaux en expérience : elle n’est pas dosée et la fréquence des apports de bacilles n’est pas davantage réglée. Existe-t-il cependant entre le fait observé par Calmette et l'aspect sous lequel se présentent les tuberculoses atténuées, telles que les manifestations scrofuleuses, des relations que la théorie pourrait
facilement développer: il n’est pas permis, scientifiquement,
de l’affirmer encore.
(4) Voir in Presse med. Décembre 1908.
2e ge —
L'immunité vaccinale de Calmette, obtenue chez les jeunes bovidés, ne semble pas réalisée chez l’homme. Marfan (1), dès 1887, a défendu l’idée d’une certaine immunité, engendrée par les lésions scrofuleuses chez les malades qui contracteraient plus difficilement la tuberculose pulmonaire. Calmette compare cette résistance à celle qu'il rattache à l'existence des mêmes lésions bénignes chez les animaux.
Nous aurons l’occasion de dire qu’on a reconnu des propriétés anaphylactisantes aux poisons du bacille de Koch.
Behring a donné de la pathogénie de la tuberculose, une conception qui repose à la fois sur l'infection par voie intestinale, et sur la latence plus ou moins longue de l’ensemencement. Il résulte de ses recherches, et de celles d'Arloing, de Ravenel, que l'infection bacillaire, d’origine intestinale, est plus facile chez l'enfant. Calmette, Ravenel, ont insisté sur l'importance que prend dans cet acte la division des produits infectieux, particulièrement réalisée par l’émulsion.
Dans un travail très intéressant sur l’étiologie et le traitement des adénites cervicales, Most a montré l’importance de premier ordre qui revient à l’ensemencement des ganglions profonds du cou, par les bacilles recueillis au niveau de la muqueuse amygdalienne. Les deux zones principales de pénétration du bacille sont la zone cutanéo-muqueuse des paupières, du nez et des lèvres, et l'anneau lymphatique pharyngien. Most a examiné 60 cas opérés par lui, et il donne les résultats suivants: dans 22 °/, des cas, les ganglions envahis sont ceux qui recoivent les lymphatiques des parties antérieures de la face, de la cavité buccale, des fosses nasales; dans 11,7°/, des cas, ceux qui recoivent les lymphatiques des parties latérales de la face et de l'oreille; dans 38°}, des cas Les ganglions profonds parmi lesquels, dans 30°/, des cas, ceux qui recoivent les lymphatiques de l’amygdale.
CaLmerre : Conférence à la Harvey Société de New-York, 24 octobre 1908. 7n Presse méd., n° 103, 1908, 23 décembre, — RAvVENEL, de Philadelphie : X7V® Congr. Int. d' Hyg.et Démographie, Berlin, 1907.— Mosr, 1909 : Etiologie et traitement des adénopathies cervicales tuber-
(1) MaRFAN : Arch. gén. de Med, 1887.