SYSTÈME ARTÉRIEL DES PETITS OS LONGS
cartilage ; pour la branche directe, à l’extrémité renflée de la diaphyse. Les rameaux collatéraux de ces deux branches sont destinés au tissu spongieux qui,après même l'apparition du canal médullaire, tapissera encore la face profonde de la diaphyse compacte.
Cet appareïildiaphysaire centralpeut, sur quelques os, être constitué par deux artères nourricières dont la distribution se fait de la même façon, et qui sont anastomosées entre elles. Il est complété par les vaisseaux épiphysaires et périostiques (#g. 1, p. 48).
2° Artères épiphysaires. — L'’épiphyse cartilagineuse ne présente pasde canaux veineux, tels que ceux que l’on trouve sur les épiphyses cartilagineuses des grands os. Du réseau artériel périchondral partent un ou plusieurs rameaux qui pénètrent l’épiphyse, au centre de laquelle apparaît un point osseux. Le développement de ce dernier se fait excentriquement, de même que le développemert de ses capillaires qui s’anastomosent, en fin de compte, avec les vaisseaux de la couche vasculaire du périchondre devenu périoste.
3° Artères périostiques. es capillaires du périchondre diaphysaire deviennent, eux aussi, des vaisseaux périostiques, pénétrant, soit dans les canaux de Havers, dont est creusé le tissu compact de l'os d’origine périostique, soit, au niveau de l'extrémité renflée de la diaphyse, dans letissu spongieux de cette région, soit dans le bulbe de l'os.
Les deux systèmes, qui sont l’un et l’autre, au début de la vie, des appareils de nutrition de l'os, et dont le système périostique, sur l'os adulte, méritera ce nom beaucoup plusque l'artère médullaire, sont largement anastomosés : au niveau de l'extrémité renflée de la diaphyse ; à la face profonde de la gaine compacte que traversent les capillaires périostiques ; au voisinage du cartilage dia-épiphysaire, sur sa face diaphysaire. Tant qu’existe le cartilage, les circulations diaphysaire et épiphysaire sont isolées; ce n’est qu'après l'ossification de la barrière cartilagineuse avasculaire, que se feront les anastomoses qui existent chez l'adulte.
Chez l'enfant, plus particulièrement au cours des trois premières années, l'artère diaphysaire centrale est un vaisseau
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se distribuant beaucoup plus à du tissu osseux qu’à de la moelle telle qu’on la voit dans le canal médullaire formé. La vascularisation de la pièce osseuse est essentiellement assurée par ce vaisseau, dont les terminaisons de la branche récurrente, sont intéressantes. Elles forment un riche réseau, auquel contribuent aussi les artères périostiques de cette portion de l’os, et qui représente la voie d'apport du sang à la zone active de ce dernier.
Lorsque se développe le canal médullaire, les rameaux des branches de division de l'artère nourricière, qui se distribuaient au tissu spongieux diaphysaire, deviennent les capillaires de la moelle diaphysatre. É
Les artères nourricières des petits os longs semblent être, le plus souvent, le chemin suivi par les bacilles ; la manifestation initiale paraît siéger, dans certains cas, au niveau de l’extré mité de la diaphyse, qui répond au cartilage de conju-
gaison, ou bien être d'emblée totale. Le début par le pé-
rioste peut exister, mais il est certainement l'exception, et, dans ce cas, les artères périostiques, appartenant par leur distribution, à la fois à la couche profonde du périoste et au tissu diaphysaire compact, sont la voie d'apport des agents.
Structure des petits os longs. — Charpy (1) a développé l’idée exprimée par Nélaton, qui avait attribué au tissu spongieux, une aptitude particulière à servir de terrain de culture à la bacillose.
La forme adoptée par Nélaton me parait encore excellente : les os spongieux à moelle rouge sont ceux que préfère la tuberculose, moelle rouge voulant dire moelle vasculaire, moelle Jeune. — La moelle diaphysaire, écrit Josué, dont la thèse est une étude approfondie de l’histogénèse du tubercule dans la moelle osseuse, est un milieu où le bacille cultive mal. Il est difficile, ne connaissant pas les propriétés biologiques de cet agent mieux que nous ne les connaissons, d’être plus précis sur l'interpré tation de faits qu’il n'est encore permis que de constater.
(1) CHarPy : Etudes d’Anatomie appliquée, Paris, 1892.
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