‹ Des Ostéites Tuberculeuses Des Petits Os Longs De La Main Et Du PiedChapitre 31 sur 88 · STRUCTURE .DES PETITS OS LONGS SE · texte numérisé non relu

STRUCTURE .DES PETITS OS LONGS SE

La structure des métacarpiens, des métatarsiens et des phalanges, permet de comprendre ces deux points, dont le premier nous intéresse dans ce chapitre de pathogénie: la fréquence de latuberculose diaphysaire de cespetits os longs; et la forme anatomique de leur réaction. Leur diaphyse, comme celle de tous les os longs, se développe au moyen d’un point osseux primitifqui, du centre du cylindre cartilagineux, s’étend vers ses deux extrémités. Le début de l’ossification est visible sur l'embryon du 3° mois (Sappey); depuis ce moment elle progresse, jusqu’à celui où toute la diaphyse est constituée de tissu jeune à structure aréolaire, qu’une couche compacte, d'origine périostique, engaine. Lecanalmédullaire n'existe pas ; la moelle est rouge. Au milieu de l'os apparaît, seulement vers La année, une cellule un peu plus grande que les voisines; elle résulte de la résorption de quelques travées osseuses, Séparant des aréoles : c’est l’ébauche du canal médullaire. Chez les enfants de 4 à 5 ans, il apparait comme une très grande celluleirgœulière qui n atteint pas les parois de la gaine compacte, et en reste séparée par une zone de tissu spongieux, qui réunitles fic. 2. — Goupe longitudigale du 2* deux amas de même nature Le A RE Me) Cd occupant les extrémités de la diaphyse, bulbe vers le cartilage dia-épiphysaire, partie renflée de la diaphyse vers l'autre extrémité de l'os.

La figure 2 représente le 2° métacarpien, à l’état sec, d’un enfant de 3 ans 1/2, sur lequel ces détails se voient nettement.— À l’âge, par conséquent, où le spina-ventosa est à son maximum de fréquence, le canal médullaire n'existe pas et le corps diaphysaire est surtout FpOrgieux. Au contraire, lorsque ce canal est apparu, et qu'il s’est rempli de aboli dont l'aspect jaune, tranche, sur la coupe de ces petits os, avec la couleur rouge vif de l'extrémité de la diaphyse qui répond au cartilage de conjugaison, et que constitue le tissu spongieux dont la zone de production est à la face diaphysaire de ce cartilage, chez les enfants de 5 à 10 ans et audessus, on observe, avec une fréquence qui s’accentue avec

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l’âge, la forme d’ostéite des métacarpiens que j'étudieraisous le nom de dia-épiphysaire. Le petit os long est, à cet âge, devenu l'équivalent des grands os longs, qui ne font pas, généralement, de tuberculose diaphysaire, mais de latuberculose bulbaire.

Goetz avait déjà noté le développement tardif et peu accentué du canal médullaire de ces petits os : (1)

« Ce n’est qu’à partir de deux à trois ans que le canal médullaire commence a se former ; avant cette époque, le centre de la diaphyse est occupé par un tissu aréolaire, à mailles plus ou moins larges et remplies de moelle; on peutpresque dire que c’est un tissu spongieux. L'apparition du canal central se fait d’abord au milieu de ce tissu; il n'existe tout d’abord que sur un très petit point qui grandit peu à peu, et n'arrive au voisinage des épiphyses, que vers l’âge de 3 ou # ans. » e

Je n’ai donc fait, en coupantide nombreux métacarpiens et phalanges, qu'apporter la confirmation des remarques établies, depuis 1877, par Goetz, qui eût pour objectif de réfuter l'opinion émise par Rognetta, sur l'abondance toute particu- - lière de la moelle dansles petits os.

Le 1°’ métacarpien et, plus encore, le 1‘’métatarsien m'ont paru réaliser, au maximum, ces conditions particulières. Sur le 1° métatarsien dessiné figure 30, qui appartenait à un enfant de 7 ans, et qui est intéressant surtout par son point épiphysaire antérieur, le canal médullaire, mal constitué, permet à peine de refuser à cet os un aspect presque parfait d’os spongieux.

La structure des phalanges présente des particularités ana- .logues; mais les 3° phalanges sont très rapidement formées de tissu plus dense et plus compact que celui des phalanges supérieures. La 3° phalange du pouce, seule, reste spongieuse, tandis que dans les autres, la gaine compacte limite, pour ainsi dire, une seule cellule triangulaire à base supérieure, que cloisonnent quelques travées osseuses. Le spina-ventosa se voit très rarement sur ces 3° phalanges des 4 derniers doigts.

(1) Gorrz, in thèse, p. 59.

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