‹ Des Ostéites Tuberculeuses Des Petits Os Longs De La Main Et Du PiedChapitre 33 sur 88 · FORME PÉRIOSTIQUE 65 RS ET TE · texte numérisé non relu

FORME PÉRIOSTIQUE 65 RS ET TE

longitudinales de l'os, égales à celles du côté droit.— Sur le 3° métacarpien, on voit un épaississement du périoste analogue, mais moins marqué ; comme pour le 4e métacarpien, la diaphyse ne parait pas atteinte. Leur aspect ainsi que celui des deux autres métacarpiens est plus foncé sur la main malade qu’à droite. !

24 mars 1910: Ponction de l’abcès, 4 cc. de liquide hématique, grosse zone d’empâtement occupant tout le dos de la main, et point culminant menaçant de se fistuliser.

31 mars: Nouvelle ponction, liquide hématique et pus, 2 cc. ; peau très amincie, de mauvaise qualité; fongosités dans l’abcès.

5 avril 1910 : Menace de fistulisation.

25 juillet 1910 : Incision de l’abcès dela main; curettage qui évacue d’abondantes fongosités. Pas de point osseux dénudé. Epaississe-s ment périostique sur le 4° métacarpien gauche.

EXAMEN CLINIQUE, le 1°%* septembre 1910.— Bon étatgénéral, ganglions carotidiens bilatéraux.

Main gauche.— Cicatrice sur la face dorsale entre le 3° et le 4° métacarpien, avec fistule à l’extrémitéinférieurede lacicatrice. — Les métacarpiens 3 et 4 sont épaissis. Les articulations métacarpo-phalangiennes sont saines. L’annulaire est plus long que celui du côté droit de deux millimètres environ. À

Tuméfaction du dos de la main semblant répondre à une lésion des gaines des extenseurs ; elle remonte jusqu’à la région radio-carpienne et fait saillie des deux côtés de la cicatrice. Les doigts sont en demi-flexion; leux extension se fait mal.

Obs. 21.— Abcès de la main.— Réaction périostique sur les 4° et 4e métacarpiens correspondants.— L.Jeanne, 10 ans et demi, à son arrivée à

Berck, le 9 juillet 1909.

EXAMEN A L'ARRIVÉE. — Spina-ventosa guéride la 2° phalange du médius droit. — Spina-ventosa fistuleux du h*métacarpien gauche.— Spina-ventosa du 2° métatarsien gauche avec abcès non ouvert, sur la face dorsale du pied. — Non opérée.

RaproGrAPHiE, le 24 juillet 1909.— Main droite : La 2° phalange du médius est recouverte dans toute sa portion diaphysaire d’une enveloppe périostique ossiliée ; pas de lésions articulaires.

Main gauche : Epaississement du périoste sur toute la diaphyse des 3° et 4° métacarpiens dont le tissu osseux ne présente pas d’altération perceptible. On peut se demandersi l’abcès, qui existe sur la face dorsale de la main est d'origine osseuse,

TRAITEMENT. — 4 novembre 1909 : Ponction de l’abcès du dos de la main, très peu de pus épais ; thymol camphré. 10 novembre : Nouvelle ponction, pus grumeleux.

9 février 1910 : L'examen des tibias semble montrer que la face interne du tibia gauche est arrondie, au niveau du tiers supérieur. (D' Andrieu).

11 juin 1910 : L'enfant se plaint de sa hanche gauche depuis une dizaine de jours, la douleur disparaît au lit; elle reparait après l’exercice. 4

15 juin : On fait le diagnostic de coxalgie gauche,

29 juillet : Le tibia droit semble également arrondi sur sa face interne.

EXxAMEN, le 30 juillet 1910.— Etat général bon. Pas de stigmates de syphilis. Ganglions sous-maxillaires et carotidiens.

Main droite : La 2° phalange du médius est légèrement augmentée de volume. Tous ses mouvements sont conservés.— Main gauche : Sur la face dorsale du 4° métacarpien, cicatrice, non fixée aux plans profonds, qui sont épaissis ; pas de modification osseuse perceptible. Mouvements des doigts normaux. Pas de ganglion sus-épitrochléen. Les cubitus sont normaux des deux côtés. — Membre inférieur droit : Face interne du tibia légèrement convexe; angle antérieur parait un peu arrondi. — Membre inférieur gauche : Immobilisé dans un appareil plâtré de coxalgie.

Réaction de Wassermann: négative. L'évolution des lésions, la résistance au traitement, ont démontré qu'il ne s'agissait pas de syphilis, comme le faisait prévoir le tableau cliniqne.

Il est souvent difficile de préciser les caractères des lésions périostiques, et d'établir, en démontrant leur valeur de manifestation corticale primitive, leur signification réelle de forme anatomique.

En présence de telles lésions non suppurées auxquelles

ne répondrait pas l’état de la diaphyse osseuse, il resterait, après avoir écarté par l'examen que nous décrirons, la pos-

sibilité d’une périostose syphilitique, à déterminer si cette.

gaine périostique n'est pas, en réalité, l’expression d’une atteinte intra-diaphysaire minime et peu active, pouvant

2 A = » , # . ee . à n'être pas révélée par la radiographie. Dans bien des cas cette précision est irréalisable.

Il n’est pas impossible encore, lorsqu'un abcès existe, (obs. 20, 170), en l'absence de lésion osseuse et en même temps qu'un épaississement du périoste, d’'invoquer comme cause de ce dernier sur les os proches de l’abcès, le voisinage de ce foyer, sans relation autre avec les pièces ostéopériostiques.

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Pour toutes ces raisons, la forme périostique est demeurée mal établie.

Je dois à mon ami le D' Andrieu, de Berck, deux radiographies que j'ai reproduites ici, figures 4 et 5; l’une montre sur le 3° métacarpien une tuméfaction bien localisée, constituée aux dépens du périoste, la diaphyse osseuse n'étant pas différente dans ses caractères de-l’homologue saine. — Un abcès s’est formé qui a été ponctionné et a guéri.— Le second dessin, répondant à la radiographie faite six mois environ apres la première, établit incontestablement qu'aucune lésion D apparait plus sur le métacarpien soit périostique, soit osseux.

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